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Afrique

Des enquêteurs de la CPI en Centrafrique

Une équipe de la Cour pénale internationale est arrivée hier en Centrafrique. Sa mission: contribuer à l’enquête préliminaire de la CPI sur les crimes commis depuis 2012. L'accueil à Bangui est plutôt favorable.

Des pillages, des affrontements, des vols, des viols… les atrocités recensées en Centrafrique depuis mars 2012 se comptent par centaines de milliers. Et les violences continuent chaque jour à travers le pays – nous évoquions sur cette antenne les affrontements, en début de semaine, à Kaga Bandoro, entre militants de l’ex-Séléka et milices anti-balakas.

Zentralafrikanische Republik Christliche Militzen in Nanga Boguila

Les milices chrétiennes et musulmanes continuent de s'affronter

Evaluer la nécessité d'ouvrir une procédure

L’équipe d’enquêteurs dépêchés sur le terrain par la Cour pénale internationale vont donc s’entretenir avec des représentants du pouvoir et de la société civile centrafricaine, pour tenter d’établir l’ampleur et la nature exacte des crimes, le nombre des victimes. Ils en référeront ensuite à La Haye qui avisera de l’opportunité ou non d’ouvrir une procédure. Pour l’instant, cette enquête préliminaire en est à ses balbutiements, puisque la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, l’a ouverte le 7 février dernier seulement.

Néanmoins, l’arrivée des enquêteurs internationaux est accueillie comme une bonne nouvelle à Bangui. Bernadette Sayo Nzale, présidente de l’Organisation pour la compassion des familles en détresse, qui défend les victimes de violences et milite contre l’impunité, explique que cette arrivée, bien qu'un peu tardive, est positive. Selon elle, l'important est que les crimes ne restent pas impunis. La lenteur de la justice s'explique aussi par la difficulté des enquêtes. Pour elle, « la présence de la CPI est un signal fort ». (cliquez ici pour l'entendre)

Autre enquête en cours sur 2002-2003
Des enquêtes sont toujours en cours à la Cour pénale internationale, sur une autre période : la CPI poursuit ses investigations sur les crimes commis entre 2002 et 2003.

Zentralafrikanische Republik Unruhen

La population civile réclame la fin de l'impunité

A l’époque, le Mouvement de libération du Congo, conduit par Jean-Pierre Bemba, avait soutenu le président Ange-Félix Patassé pour contrer la rébellion emmenée par François Bozizé. Ce dernier avait finalement réussi à prendre le pouvoir, avant d’être renversé à son tour par un putsch – de la Séléka – entre 2013. François Bozizé avait saisi dès 2003 la CPI sur les crimes commis par le MLC en territoire centrafricain, ce qui avait conduit à l’arrestation de Jean-Pierre Bemba. Cette précédente affaire, en cours à La Haye, donne confiance aux Centrafricains qui espèrent non seulement l’arrêt des violences, mais aussi la traduction en justice de leurs auteurs, de tous bords.

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