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Afrique

"Des civils exécutés par la police" au Burundi

Mardi, au moins 6 personnes dont un policier ont été tuées selon les autorités à Bujumbura. Mais des témoins affirment que la police "a exécuté" au moins 7 civils à Ngagara, un quartier contestataire de la capitale.

La situation politique et sécuritaire demeure toujours préoccupante dans la capitale burundaise. Selon le porte-parole de la police de Bujumbura, deux policiers auraient été enlevés par des "insurgés" dans le quartier de Ngagara, majoritairement opposé au pouvoir du président Pierre Nkurunziza. Un policier a été tué et l'autre gravement blessé. La police est intervenue et a tué cinq personnes au cours d'affrontements qui ont suivi, selon Pierre Nkurikiye.

Une version des faits contestée par les habitants. Selon eux, les hommes de l'API, une unité de l'armée chargée de la protection des institutions (sorte de garde présidentielle), se sont livrés à "un véritable massacre" dans le quartier 3 de Ngagara, où ils ont "exécuté" de balles dans la tête et dans la poitrine au moins sept civils. Parmi les victimes se trouvaient un journaliste de la Radio-télévision nationale burundaise (RTNB), Christophe Nkezabahizi, tué "à bout portant" avec sa femme et de deux de ses enfants, une fille de 16 ans et un garçon de 14 ans.

Des critères ethniques?

Écouter l'audio 02:02

"Les Hutus sont majoritaires au sein du CNDD-FDD, c'est normal que l'on y retrouve des personnes sanctionnées"

L’Union européenne a sanctionné il y a deux semaines quatre personnalités burundaises, dont trois proches du président Pierre Nkurunziza. Or, pour le CNDD-FDD au pouvoir, il n’y a pas de doute : l’UE a visé uniquement des Hutu, l'ethnie dont est issu le chef de l'Etat. Des accusations que réfute Onesime Nduwimana, lui-même ancien porte-parole du CNDD-FDD, passé dans l’opposition. Vous pouvez l'écouter en cliquant sur le document audio ci-joint.

Procès des putschistes présumés

Par ailleurs, les présumés putschistes, qui ont tenté un coup d'Etat en mai dernier, comparaissent ce mardi devant la justice à Gitega, dans le centre du pays. Au début du mois, leur avocat dénonçait le fait qu'ils n'aient toujours pas eu de procès depuis plus de 4 mois.

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