1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Des chiffres sur la traque de Ntaganda en RDC

Pour la première fois depuis le début de la mutinerie dans la province du Nord-Kivu, le gouvernement congolais a fourni un bilan des affrontement entre les FARDC et les mutins du M23 fidèles au général Bosco Ntaganda.

C'est la première fois que le gouvernement donne des chiffres précis sur ces affrontements et il brise ainsi un tabou. Ce bilan a été fourni à la suite d'une réunion extraordinaire du conseil des ministres, présidée par le chef de l'État Joseph Kabila. Lors de cette réunion, le chef d'état-major général des forces armées congolaises a fait le point sur la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu.

Jean Bosco Ntaganda est recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale

Jean Bosco Ntaganda est recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale

Selon Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) ont réduit le degré de nuisance des mutins : « Le bilan humain des engagements provoqués par cette mutinerie est de 200 mutins de Ntaganda tués, 250 blessés et 374 qui se sont rendus aux FARDC, parmi lesquels 25 citoyens rwandais qui sont actuellement entre les mains de la Monusco. »

Aucun chiffre par contre sur d'éventuelles pertes dans les rangs de l'armée. Le gouvernement congolais confirme par ailleurs que toutes les mutineries bénéficient d'une certaine complicité des populations locales et de groupes nationaux et étrangers, notamment des LRA, ADF/NALU (ougandais), FDLR (rwandais) et FNL (burundais). Il faut noter qu'auparavant, les autorités n'avaient jamais reconnu ces appuis étrangers, notamment rwandais, aux mutins.

Huis clos sur la situation sécuritaire dans l'Est

Dans le même temps, le ministre de la Défense nationale s'expliquait devant le Parlement sur les accords de paix conclus entre la RDC et le Rwanda ainsi que sur la situation sécuritaire dans les deux provinces du Kivu.

Aucun chiffre du gouvernement congolais sur les pertes essuyées par l'armée

Aucun chiffre du gouvernement congolais sur les pertes essuyées par l'armée

C'était lors d'une séance à huis clos décrétée par le bureau de l'Assemblée nationale. La députée nationale Eve Bazaiba du MLC, parti d'opposition, pense que les réponses du ministre n'ont pas satisfait les députés : « Le Congo vient de signer de manière systématique cet accord de paix avec le Rwanda. Malheureusement, à chaque fois qu'il y a a un accord, on a l'impression que cela ne fait que renforcer la présence de nos voisins au Congo sans pour autant qu'il y ait un impact visible en matière de paix. »

La semaine dernière, les députés de l'opposition s'étaient insurgés contre le silence du gouvernement concernant la situation dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, initiant ce débat avec les ministres de la Défense et de l'Intérieur et de la Sécurité nationale. Un débat lors duquel les critiques ont aussi fusé depuis les rangs de la majorité.

Auteur : Saleh Mwanamilongo (Kinshasa)
Edition : Aude Gensbittel

Archives

Audios et vidéos sur le sujet

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !