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International

Des armes pour l'opposition syrienne

Après des négociations difficiles jusque tard dans la nuit, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont décidé de lever l'embargo sur les armes pour la Syrie mais de prolonger les sanctions économiques.

Des combattants de l'Armée syrienne Libre fourbissent les armes pour affronter l'armée suréquipée du régime syrien

Des combattants de l'Armée syrienne libre fourbissent les armes pour affronter l'armée suréquipée du régime syrien

La France et le Royaume-Uni qui, depuis des mois, réclament la possibilité de livrer des armes à l'opposition syrienne ont obtenu gain de cause. Mais le prix à payer est très élevé. Le ministre autrichien des Affaires étrangères Michael Spindellegger a même reproché de manière indirecte à ses homologues de Paris et Londres un "chantage". Avant l'ouverture de cette réunion, le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, avait mis en garde : « L'Europe n'aura d'influence sur la Syrie que si elle est aussi unie que possible. »

Un pari risqué

Deux logiques se sont affrontées : d'une part des pays, comme la France, qui estiment que les livraisons d'armes de la Russie et de l'Iran aux forces syriennes justifient des livraisons aux insurgés pour leur permettre de se défendre et contraindre le régime à négocier.

Malgré les sourires, les ministres des Affaires étrangères européens restent divisés sur les armes pour la Syrie

Malgré les sourires, les ministres des Affaires étrangères européens restent divisés sur les armes pour la Syrie

De l'autre côté, des pays comme l'Autriche et la Suède pour lesquels ajouter des armes aux armes ne peut qu'aggraver les violences et déstabiliser la région. Pour eux, l'Union européenne est une union pacifiste qui doir rester en dehors des guerres.

Le résultat de ces dissensions est une solution minimale : l'embargo sur les armes est levé et chaque État pourra suivre sa propre politique dans ce domaine. La Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a essayé de tirer une ligne directrice commune : « La vente et la mise à disposition de matériel militaire ne sera distribuée qu'aux membre de la Coalition nationale syrienne et a pour but de protéger la population syrienne... »

Pression sur le régime

Reste que sur le terrain, ces livraisons d'armes prévues au plus tôt à partir d'août seront difficiles à contrôler, le danger étant qu'elles ne tombent dans les mains d'extrémistes. Un pari risqué donc qui doit en principe agir comme une menace sur Damas. Il s'agit de contraindre le régime à la négociation lors de la conférence de Genève, qui s'ouvre en juin prochain. À condition que l'opposition syrienne, toujours divisée, se décide à y participer.

Écoutez ci-dessous Salam Kawakibi, directeur adjoint de l'initiative arabe pour la réforme et actuellement chercheur visiteur à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité. Il est au micro de Bob Barry.

Écouter l'audio 00:49

"C'est une décision qui n'a pas l'unanimité de tous les pays européens"

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