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International

Dernière étape avant la réintégration de la France dans le commandement de l'Otan

A Paris, les députés se prononcent sur cette décision dans le cadre d'un vote de confiance demandé par le gouvernement. Si leur approbation ne fait pas de doute, la classe politique n'en n'est pas moins divisée.

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Nicolas Sarkozy a annoncé le retour de la France, début avril, dans le commandement militaire de l'Otan

Il s'agit d'un pas historique pour la France. Avec son retour dans le commandement intégré de l'Otan, le pays clôt un chapitre, celui ouvert en 1966 par Charles de Gaulle. Le chef d'Etat de l'époque avait voulu se détacher de l'influence américaine et garantir son pouvoir de décision concernant l'arme atomique. Mais en 2009, le président Nicolas Sarkozy est d'avis que c'est en réintégrant pleinement l'Alliance atlantique que la France pourra être plus forte et plus influente. "On envoie des soldats sur le terrain. On engage la vie de nos soldats. Et on ne participe pas au comité qui définit les objectifs et la stratégie, explique-t-il . Le moment est donc venu de mettre fin à cette situation. Parce que la France doit codiriger plutôt que subir".


Karte NATO Mitgliedsstaaten Frankreich hervorgehoben

58% des Fran�s sont pour ce retour, 37% contre et 5% ne se prononcent pas, selon un sondage Ifop

Peu de suspense quant au vote de confiance qui doit se dérouler cet après-midi à l'Assemblée nationale. En effet l'Union pour le Mouvement populaire, le parti de droite au pouvoir, y dispose de la majorité. Et pourtant, au sein même de cette majorité, certains sont sceptiques. A l'image de Dominique de Villepin, ex-premier ministre UMP, qui estime que "nous sommes dans un monde qui devient enfin multipolaire. Il n'est plus question d'une domination américaine. C'est au contraire aujourd'hui un monde où l'occident n'est plus le centre du monde. Pourquoi, à ce moment précis, la France se limiterait à la famille occidentale ?"


Les partis socialiste et centriste, eux, ont clairement décidé de voter contre le gouvernement. Ils critiquent la perte d'une indépendance, d'une position à part, qui permettait à la France de dire non autant qu'elle le voulait, comme pour la guerre en Irak en 2003.


Frankreich NATO Außenministertreffen in Paris 1966

Il y a 43 ans, le général de Gaulle décidait de sortir du commandement intégré pour préserver la souveraineté nationale

Quoiqu'il en soit, au sein de l'Otan, les membres saluent cette décision. L'Allemagne, qui elle aussi s'était opposée à la guerre en Irak, considère que ce retour joue en faveur d'un réequilibrage. "Je crois que cela sera d'une grande aide, non seulement pour l'Otan, mais aussi pour l'Europe, si la France redevient membre à part entière et si l'Union européenne poursuit son évolution en tant que pilier dans le domaine de la politique de Défense, afin de pouvoir agir efficacement en coopération avec l'Otan", a déclaré le ministre alemand de la Défense, Franz Josef Jung .


Plus d'efficacité, plus de poids dans les décisions : le débat reste ouvert. Mais voilà en tout cas un domaine, où la France ne fait plus exception.

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