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Vu d'Allemagne

Depuis des mois déjà, le ministre allemand des Transports Manfred Stolpe...

et le consortium Toll Collect chargé de la mise en oeuvre d'un système de péage électronique pour poids-lourds sur autoroutes sont en bise-bise. Les deux parties mènent d'interminables discussions sur les compensations du manque à gagner, qui s'élève à plus de 150 millions d'euros par mois, ainsi que sur la nouvelle date de lancement. Le chancelier Schröder intervient maintenant dans le débat, les journaux s'en font l'écho.
La mise en place de ce système, qui utilise satellites et liaisons téléphoniques mobiles pour repérer les camions, prévue initialement pour août 2003, a été retardée de mois en mois. Le consortium Toll Collect, dont font partie DeutscheTelekom , DaimlerChrysler et Cofiroute a admis des problèmes techniques liés aux logiciels et au matériel de détection, et n'est toujours pas en mesure de nommer une date ferme et définitive pour le lancement du péage électronique. Les Allemands et leur chancelier lui-même sont lassés de ce débat qui n'en finit pas. Gerhard Schröder a mis le poing sur la table et décidé de prendre le dossier en main, constate le FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG . Le chancelier a augmenté la pression sur Deutsche Telekom et Daimler Chrysler, leur accordant un ultime délai jusqu'au 31 janvier pour obtenir une date ferme et définitive du lancement de ce péage. "Passée cette date il n'y aura plus de discussions, et plus de coopération, un point c'est tout. »Schröder pose un ultimatum à Toll Collect », titre le SÜDDEUTSCHE ZEITUNG qui parle de la colère du chancelier face à cette série de pannes et de débats interminables, défavorable à l'image du pays. Et c'est de manière très imagée que le NORDBAYERISCHE KURIER commente justement le danger de ces discussions sans fin dans la politique allemande en général: "les hommes politiques qui bombardent quotidiennement les citoyens de leurs décisions spontanées, incitent ces mêmes citoyens à se barricader dans le « Bunker » du « ras-le-bol » politique. De plus, cette stratégie fatale de déstabilisation permanente observée dans tous les grands domaines de la politique tels qu'impôts, retraites, emploi ou santé font que les gens épargnent ce qu'ils peuvent, ont peur de dépenser et cela fait obstacle à la croissance..." Le journal DIE WELT commente, lui, la proposition du ministre fédéral de l'Economie, Wolfgang Clement de privatiser les autoroutes et de se débarrasser ainsi du problème ainsi que du fardeau de leur entretien et de leur construction. Une proposition qui, selon la plupart des éditorialistes, a peu de chances d'être concrétisée. Chaque jour, un nouveau ballon d'essai monte au dessus de la Chancellerie, écrit DIE WELT , hier c'était l'or de la Banque Fédérale, aujourd'hui les autoroutes, demain les droits de succession? Mais, comme le souligne le TAGESZEITUNG : « le lobby automobile comprendra vite qu'une privatisation serait chère, la conséquence n'en serait rien d'autre qu'un péage (non seulement pour les camions ) mais aussi pour les voitures particulières. Or, en Allemagne, ironise le quotidien, rouler à fond sur l'autoroute, sans pensées et sans dépenser, fait toujours partie des droits fondamentaux intouchables...
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