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Afrique

Denis Sassou Nguesso débauche les enfants de ses concurrents

Le président du Congo-Brazzaville a convaincu les fils de ses opposants emblématiques de rejoindre son camp pour participer aux législatives. Une tactique qui pourrait recomposer la majorité présidentielle.

Écouter l'audio 02:18

"Je ne sais pas si c'est pour nous diviser" (Clément Mierassa)

Il s’agit de Jéremy Lissouba, 35 ans, qui n’est autre que le fils de l’ancien  président, Pascal Lissouba, renversé par les armes par Denis Sassou Nguesso lui-même en 1997. Soutenu par Denis-Christel Sassou Nguesso, fils cadet du chef de l’Etat, Jéremy Lissouba se présente dans la région de Dolisie, la troisième ville du pays.

Un rapprochement qui ne choque pas Pascal Tsaty Mabiala, le président  de l’UPADS, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale, la  principale formation de l'opposition, fondée par Pascal Lissouba

"Jérémie Lissouba a 31 ans. Son père à âge là, était Premier ministre. Vous pensez qu’à 31 ans, un garçon ne soit pas en mesure de prendre une décision qui relève de sa propre conscience ? Vous pensez toujours que c'est  l'instrumentalisation, c'est la cooptation. Pourquoi vous pensez immédiatement à cela? I Jérémie Lissouba a estimé que maintenant, il pouvait entrer en politique. Pourquoi le lui interdire?"

Les débauchages ne se sont pas arrêtés là. Marc-Aurèle Ganao, le fils de l’ex-premier ministre de Pascal Lissouba, David Charles Ganao, a lui aussi été coopté par l’une des filles de Sassou, Julienne Johnson alias Jou-Jou.

Le président congolais soutient aussi l’un des enfants de son ennemi juré, Bernard Kolela, l’ex-maire de Brazaville, décédé en 2009. Une démarche que regrette Clément Mierassa, le président du PSDC, Parti social-démocrate congolais.

"Il y a comme une tendance à vouloir faire émerger une vision politique basée sur l'héritage ou l'appartenance politique des différents père de ces candidats là. Donc, c'est une vision que je ne partage pas du tout. Je ne sais pas si c'est pour nous diviser. Mais, le problème, c'est que le Congo traverse une crise multidimensionnelle et au lieu de faire de petits calculs politiciens, on devrait essayer de se baser sur la vision qu'on doit avoir pour le Congo"

Contrairement aux pratiques politiques, plusieurs enfants du président congolais sont candidats à ces élections législatives. Parmi eux, Claudia Ikia Sassou-N’Guesso qui s’occupe de la communication de son père.

Cent cinquante sièges de députés sont en jeu lors de ces élections et comme en 2012, une frange de l’opposition réunie au sein de la plateforme FROCAD-IDC-CJ3M boycotte le scrutin.

Pour la première fois, ces élections législatives seront couplées aux locales et municipales. Cependant, on se demande si les populations du département du pool pourront voter ce dimanche. Cette province du sud du pays est en proie depuis l’année dernière à des violents combats entre les forces loyalistes et les miliciens Ninjas Nsiloulous de Frédéric Bitsamou, alias Pasteur Ntumi.

 

 

 

 

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