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Afro-presse (hebdomadaire)

De nouveau l'espérance en Tunisie

Cette revue de la presse commence par le nord de l'Afrique La Tunisie a maintenant une nouvelle constitution et un nouveau gouvernement. Les réactions de la presse allemande sont plutôt positives.

A l'assemblée constituante après le vote de la constitution

A l'assemblée constituante après le vote de la constitution

Comme le note die tageszeitung, en dépit de débats houleux et d'affrontements armés avec des petits groupes terroristes, la Tunisie ne perd pas sa stabilité. Ce qui sort finalement du laborieux processus de transition a un caractère modèle pour toute la région. La constitution est la plus moderne du monde arabe. La spécificité de la Tunisie, poursuit le journal, tient à plusieurs facteurs: dès le lendemain de son indépendance le pays a opté pour une séparation relativement large entre Etat et religion, il a aussi consacré les droits de la femme. Il existe une société civile forte qui croit à ces acquis et les défend. A cela s'ajoute le rôle du puissant syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens). Il a su évoluer du rôle de force d'opposition vers celui de médiateur central et garant de la démocratisation. Même les islamistes, souligne le journal, se sont montrés conscients de leur responsabilité.

La joie après le vote

La joie après le vote

Pourquoi la petite Tunisie réussit-elle là où la grande Egypte échoue, se demande la Süddeutsche Zeitung. Et le journal apporte un début de réponse en écrivant que depuis l'échec catastrophique des islamistes égyptiens, Ennadha, (en Tunisie donc) a compris la nécessité du compromis. L'armée tunisienne est faible, note le journal, la société civile forte, cela réduit l'espoir de sauveurs en uniforme comme en Egypte. La constitution tunisienne est un premier pas, mais un pas dans la bonne direction. La Frankfurter Allgemeine Zeitung parle quant à elle d'un grand pas accompli par les Tunisiens sur un chemin qui est à nouveau rempli d'espoir. Mais l'avènement, au bout de ce chemin, d'un Etat de droit démocratique et juste n'est pas encore acquis. Il faudra d'abord donner vie au texte de la constitution.

Entrée de la partie allemande du camp européen de formation de l'armée malienne

Entrée de la partie allemande du camp européen de formation de l'armée malienne

Des soldats, mais pas de sécurité au Mali

Le Mali, revient aussi cette semaine dans la presse allemande. L'Allemagne va peut-être envoyer là-bas des soldats supplémentaires dans le cadre de la formation de l'armée malienne. Mais l'engagement de la France et des casques bleus de la Minusma suscite des réflexions critiques. Comme le souligne en effet die tageszeitung, il y a maintenant beaucoup de soldats étrangers au Mali, mais toujours pas de sécurité. L'intervention de la France a certes sauvé la population d'une terreur islamiste. Mais le processus de paix ne fonctionne pas. Pour cause d'insécurité persistante, beaucoup de fonctionnaires, malgré des incitations financières, refusent de retourner dans le nord. La plupart des réfugiés - environ 400 000 - ne sont pas non plus rentrés chez eux. 160 000 d'entre eux vivent dans des camps à l'étranger. Les Touaregs réfugiés dans ces camps ont peur à juste titre des ressentiments nourris à leur égard, ils se sont encore amplifiés depuis que la France a favorisé la milice touarègue du MNLA. Par cette politique, note plus loin le journal, la France s'est attiré ces derniers temps la méfiance au Mali, parfois même une franche hostilité. Vouloir faire fructifier, précisément maintenant au Mali, l'amitié franco-allemande, est une idée hypothéquée par une méconnaissance du milieu ambiant. Les Allemands au Mali profitent du fait de ne pas être français - pas aussi arrogants, pas aussi roublards, pas autant avides de matières premières. Et le fait qu'ils ne parlent pas français ne fait que souligner leur côté inoffensif aux yeux du Malien ordinaire. Sur le même sujet, la Frankfurter Allgemeine Zeitung se fait l'écho des dernières déclarations de la nouvelle ministre allemande de la défense. Ursula von der Leyen a plaidé pour un engagement accru de l'Allemagne en Afrique et déclare vouloir mettre au point, avec ses collègues des affaires étrangères et de la coopération, une "stratégie pour l'Afrique".

Dans le port de Djibouti

Dans le port de Djibouti

Djibouti au service de l'Amérique

Les Français sont intervenus au Mali pour contrer l'avancée des islamistes . Dans le même but les Américains sont eux aussi présents dans le Sahel, mais leur présence est surtout visible à Djibouti. Et c'est le sujet d'un article dans la presse allemande. C'est de Djibouti, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung, que l'armée américaine fait la chasse aux islamistes radicaux dans toute l'Afrique. Le camp Lemonnier, sur l'aéroport de Djibouti, est la plaque tournante de la guerre contre le terrorisme en Afrique, coordonnée depuis la centrale de l'Africom à Stuttgart, en Allemagne. C'est ici, poursuit le journal, que des terroristes présumés ont été interrogés, torturés, puis transférés à Guantanamo. C'est d'ici que des drones partent régulièrement en direction de la Somalie pour y tuer des suspects de terrorisme - et aussi des civils. Mais, souligne le journal, si le camp Lemonnier est l'unique base officielle des Etats-Unis en Afrique, ce n'est pas la seule. Le journal évoque notamment les bases de Ouagadougou et Niamey. A Djibouti, lit-on plus loin, la majorité, pauvre, de la population ne perçoit pas grand chose de l'activité des Américains. Cela va tout à fait dans le sens voulu par le régime du président Guelleh, qui gouverne le pays d'une main de fer et s'en prend aussi brutalement aux simples délinquants qu'aux opposants et aux défenseurs des droits de l'homme.

Mamphela Ramphele et Helen Zille (de g. à dr.)

Mamphela Ramphele et Helen Zille (de g. à dr.)

Deux femmes unies contre Zuma

Enfin en Afrique du sud l'ANC va trouver sur sa route une alliance de deux partis aux prochaines élections générales. Un mariage entre l'Alliance démocratique de Helen Zille, la principale formation de l'opposition, et le parti Agang, créé récemment par l'ancienne militante anti-apartheid Mamphela Ramphele. Deux femmes puissantes contre le président Zuma, écrit Die Welt. Le journal relève que les deux femmes sont unies non seulement par leur idéologie libérale, mais aussi par l'affaire Steve Biko. Helen Zille est une ancienne journaliste. En 1977, rappelle le journal, c'est elle qui avait révélé que le militant des droits civiques n'était pas mort des suites d'une grève de la faim, comme le voulait la version officielle de sa mort, mais sous les coups de la police. A l'époque Mamphela Ramphele, co-fondatrice du Mouvement de la conscience noire, était enceinte du deuxième enfant de Steve Biko.

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