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Afrique

De nombreux défis attendent Touadéra

Les partisans du candidat malheureux se sont dits prêts à soutenir le nouveau chef de l’État, pour favoriser le processus de paix. Un espoir de paix pour tous les réfugiés centrafricains et des déplacés internes.

Écouter l'audio 02:25

" De nombreux défis attendent Touadéra"

Depuis le Cameroun, les quelques 300 000 réfugiés centrafricains ont suivi les élections de près. Le nouveau gouvernement pourrait déterminer leur retour en Centrafrique, plongée depuis trois ans dans une profonde crise intercommunautaire. Belmont Vieux Osee, ancien professeur à l’université de Bangui et réfugié dans la ville de Garoua Boulaye, appelle Touadéra à rétablir la paix dans le pays : "Excellence, Monsieur le Président Faustin, vous même vous avez vu la situation du pays. Nous vous prions beaucoup, pour que vous essayiez un peu d'arranger ce pays et faire la paix. Vraiment, nous vous soutenons dans ce combat. Donc allez vers l'avant, et faites de notre pays, un pays que, vraiment, nous souhaitons."

Mais tous les réfugiés ne souhaitent pas retourner en Centrafrique. Pour Djodiar Katao, supporteur de l’ancien président François Bozize, les risques sont trop grands : « Nous, qui avons combattu avec le président Bozize, nous sommes recherchés partout. Donc nous n'avons pas notre sécurité. Nous ne somme pas sûrs en rentrant là-bas que nous serons en paix, que nous serons libres comme tout le reste. On préfère rester où nous sommes."


Ekodo Roland Yannick, qui travaille pour la Commission Conjointe entre le Cameroun et la Centrafrique, confirme la réticence de certains réfugiés à l’idée de retourner en Centrafrique : "Je ne vois pas qu'ils puissent rentrer chez eux si tôt. Ils n’ont pas ça dans leur idée, ni même dans leur esprit. Eux c'est rester ici au pays, soit aller ailleurs. D'autres sont en train d'aller au Canada, d'autres vont aux États-Unis. Donc là-bas ils sont bien accueillis, on leur trouve du travail et beaucoup vont même avec leurs parents. Mais rentrer en Centrafrique avec tout le désordre qui se passe là-bas , pour eux ce n'est pas la priorité. Beaucoup parmis eux ont perdu leurs membres de famille, ils le disent. Ils ne voudraient pas se retrouver dans les mêmes problèmes que les familles restées au pays."

Les luttes intercommunautaires ont fait des milliers de morts en Centrafrique et ont forcé près de 500 000 personnes à fuir dans les pays voisins.

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