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Damas pose des conditions, les bombardements se poursuivent

L'armée syrienne continue ses opérations contre l'opposition en dépit des promesses de Damas de mettre en œuvre le plan Annan. Le régime exige désormais des "garanties écrites" de la part de l'opposition.

Un jeune réfugié syrien à la frontière avec la Turquie

Un jeune réfugié syrien à la frontière avec la Turquie

Le plan de paix de l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, prévoyait que les troupes de Bachar al-Assad devaient se retirer des villes syriennes ce mardi (10 avril) afin de permettre un arrêt total des violences dans les deux camps, sous 48 heures. Or, les villes de Hama et Homs ont essuyé mardi des tirs de mortiers de l'armée syrienne.

La mise en pratique du plan Annan, pourtant accepté le 2 avril dernier par la Syrie et entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU, semble peu probable, au moins dans les délais prévus. Damas a exigé le week-end dernier d'obtenir des "garanties écrites" que les combattants rebelles cesseraient bel et bien les hostilités avant de s'engager à un cessez-le-feu.

Kofi Annan s'est dit choqué par la poursuite des opérations militaires

Kofi Annan s'est dit choqué par la poursuite des opérations militaires

Bataille de déclarations contradictoires

En visite à Moscou, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a assuré que Damas avait déjà commencé le retrait d'unités militaires dans certaines provinces. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme affirme qu'aucun retrait n'a été constaté sur le terrain. Au moins 1.000 personnes ont été tuées dans le pays depuis l'engagement pris par Bachar al-Assad, selon l'opposition.

La tension s'est s'accrue lundi entre Damas et Ankara. Des tirs provenant de Syrie ont atteint un camp de réfugiés syriens situé en Turquie. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'il s'agisait d'une "très claire violation" de la frontière entre les deux pays et il a promis d'agir en réaction à cet acte. Walid Mouallem a pour sa part accusé la Turquie d'armer les rebelles et d'aider les militants à pénétrer en Syrie.

Écoutez l'interview de Barah Mikail, chercheur à la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Fride) et spécialiste du Moyen-Orient. Il explique pourquoi, selon lui, l’ultimatum fixé n'aura pas l’effet escompté.

Interview : Isaac Dosso
Édition : Sébastien Martineau

Écouter l'audio 01:36

"Les moyens de la communauté internationale sont extrêmement limités vis-à-vis du régime syrien"

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