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Vu d'Allemagne

Daimler se sépare de Chrysler

C’est la fin d’un mariage houleux pour le constructeur automobile Daimler-Chrysler. Le groupe allemand a revendu la majorité de sa branche américaine au fonds d’investissement Cerberus. Un échec cuisant pour Daimler, car la filiale Chrysler a été rachetée pour moins d'un quart du prix payé il y a neuf ans pour créer le géant germano-américain. Mais les journaux allemands ne manquent pas de souligner que cette séparation s’accompagne d’un certain soulagement, et que depuis le début, peu avaient cru en cette union transatlantique.

Daimler et Chrysler, l'époque où les deux noms ne faisaient qu'un est révolue.

Daimler et Chrysler, l'époque où les deux noms ne faisaient qu'un est révolue.

C’est une leçon sur la mégalomanie des managers, sur la mondialisation de l’industrie automobile et sur la pression exercée par les marchés financiers à travers le monde, écrit la Süddeutsche Zeitung. Daimler-Chrysler redevient Daimler d’un côté et Chrysler de l’autre. Il aura fallu neuf ans à la grande entreprise allemande pour séparer deux branches qui n’ont jamais été faites l’une pour l’autre.

Dès le début, la fusion n’avait aucun sens renchérit la Tageszeitung. Les produits bon marché de Chrysler n’étaient pas utilisables pour les modèles de luxe de Daimler. Et les conceptions de Daimler étaient beaucoup trop chères pour s’en servir chez Chrysler. En bref, il n’y avait aucun effet de synergie, ce qui est normalement la base d’une fusion.

L’inventeur de l’automobile se recentre sur lui-même, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le nom Benz n’est certes pas ressuscité, mais avec Chrysler disparaît du nom du groupe une société de production de masse qui n’a jamais répondu aux exigences de qualités de Mercedes. La séparation d’avec Chrysler permet au patron de la future entreprise Daimler AG de délester la fabrication de véhicules haut de gammes de charges incalculables : celles des assurances santé et des pensions de retraites des employés américains.

C’est la fin du rêve américain de Daimler. L’aventure transatlantique a coûté environ 68 000 emplois à l’entreprise depuis 1998, rappelle la Frankfurter Rundschau, et avec la vente à Cerberus, le groupe en est à nouveau de sa poche. C’est pourquoi Daimler-Chrysler ne devrait pas seulement changer de nom mais aussi de patron, et cela le plus vite possible. Ce n’est pas le début d’un avenir sans soucis pour les employés de Daimler. Le problème de Chrysler demeure, même si c’est dans une moindre mesure. Car Cerberus a été suffisamment malin pour ne racheter que 80% de Chrysler et Daimler en conserve environ 20%.

Pour die Welt, il est difficile de calculer précisément combien cette aventure a coûté à l’entreprise. Plus que les pertes réelles, il faut imaginer où seraient aujourd’hui Daimler et surtout Mercedes, s’il n’avait pas fallu pendant des années envoyer des armées de managers aux Etats-Unis pour tenter de mettre Chrysler sur les rails.

  • Date 15.05.2007
  • Auteur Aude Gensbittel
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