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International

Détresse syrienne à la frontière turque

La situation des réfugiés syriens massés à la frontière turque est de plus en plus précaire. Démunis, ils attendent dans le froid que la Turquie ouvre ses portes. Parallèlement, l'armée syrienne poursuit son offensive.

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Les camps de déplacés syriens à la frontière turque sont saturés

A coups de marteau, les assistants turcs enfoncent des barres de fer dans le sol syrien. Nous sommes à Bab al-Salama, à deux pas de la frontière turque. Une tente, puis une autre, puis encore une autre. Des centaines de grandes tentes blanches sont érigées ici jour après jour. Burak Karacaoğlu travaille pour l'organisation humanitaire turque IHH : "le plus important, c'est que les gens aient un abri. Il pleut, il se pourrait même qu'il neige et les températures sont proches de zéro. Ces derniers jours, une vingtaine de bébés sont morts de froid. Pour empêcher cela, la priorité, ce sont des tentes."

Pressés les uns contre les autres et enveloppés dans des couvertures, les réfugiés tentent de se réchauffer. Parmi eux, cet homme, vêtu d'un gros blouson demande à la Turquie de les laisser entrer. "Nous avons besoin d'aide pour nos problèmes de santé" précise-t-il.

Infografik Syrienkrieg Februar 2016 Englisch

Une guerre et de multiples fronts

Comme des milliers d'autres personnes, cet homme a fui les bombardements de l'armée syrienne et de ses alliés. Et comme des milliers d'autres, il est coincé aux portes de la Turquie. Pour l'heure et à de rares exceptions près, Ankara maintient sa frontière fermée et préfère envoyer du matériel pour héberger les réfugiés dans les camps, côté syrien.

La Russie critiquée

Pour le moment, il n'y a donc pas d'échappatoire vers le nord. L'est a été conquis par l'Etat islamique. Dans le sud, l'armée syrienne et ses alliés poursuivent leur progression. L'ouest, enfin, est contrôlé par les Kurdes à qui l'on reproche une coopération passive avec le régime. Ce dernier ne se soucie guère de la population. Pas plus que les Russes d'ailleurs, comme l'explique le politologue turc Mohammed Al Zahid Ghol à nos confrères d'Al-Jazeera : "Plus de 300 morts ces trois derniers jours dont 50 enfants. Voilà la conséquence des attaques barbares des Russes sur la population civile dans plusieurs régions syriennes : le développement actuel est très dangereux. Les Russes mènent une stratégie de la terre brûlée". De son côté, le Kremlin affirme que rien ne prouve que les frappes aériennes russes ont causé des pertes civiles.

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