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Afrique

Désarmer les milices en Centrafrique

L'opération « Sangaris » commence progressivement à être mise en œuvre en Centrafrique. Les troupes françaises procèdent au désarmement des bandes armées, notamment dans la capitale Bangui.

L'intervention des soldats envoyés par la France s'étendra au reste du pays

L'intervention des soldats envoyés par la France s'étendra au reste du pays

La mission s'annonce difficile pour les 1.600 militaires déployés sur le terrain. Des échanges de tirs ont opposé les militaires français à des hommes armés près de l'aéroport de Bangui ce lundi.

Vers un désarmement total ?

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius assure que les soldats français y sont préparés, mais il reconnaît toutefois que la tâche ne sera pas facile. Le ministre explique que de nombreux ex-Séléka ont troqué leur treillis contre des vêtements civils, et qu'il n'est donc pas facile de savoir qui est qui. Mais selon Gervais Lakosso, le coordonateur du groupe de travail de la société civile centrafricaine joint à Bangui, les combattants de l'ex Séléka-sont parfaitement identifiables.

« Ils sont très reconnaissables, nous sommes très étonnés quand on dit cela, ils ne se sont pas fondus dans la population. On les connaît, on sait où ils se trouvent. Hier encore ils se pavanaient dans leurs véhicules sur la route avec les armes. Je pense que la France a l'expertise qu'il faut, mais ce désarmement, il faut qu'il soit assisté par la police et la gendarmerie, des structures centrafricaines qui connaissent le pays pour leur donner des indications.

Les milices ont été appelées à rendre les armes

Les milices sont appelées à rendre les armes


Nous pensons que les Séléka qui seront casernés doivent aussi être désarmés, ils ne sont pas l'armée régulière. Eux et les anti-Balaka, tous doivent être désarmés et parmi les Séléka on verra, il y en a qui peuvent intégrer l'armée, il y en a qui ne peuvent pas intégrer l'armée. Il faut penser à rapatrier ceux qui ne sont pas centrafricains. On doit faire une opération pays sans armes. »

Près de 400 personnes ont été tuées dans des violences ces derniers jours à Bangui.

Les autorités centrafricaines impliquées

En fin de semaine passée, déjà, le président Michel Djotodia avait appelé ses éléments à regagner les casernes. Les miliciens qui possèdent des armes ont été priés de les ramener. En cas de refus, les soldats français sont autorisés à recourir à la force. Les actions à entreprendre pour sécuriser la Centrafrique devraient se faire par ailleurs de concert avec les forces centrafricaines et les autorités en place jusqu'aux élections qui devraient être organisées le plus tôt possible.

Ecoutez ci-dessous l'analyse de Jean-Claude Allard, spécialiste des questions de défense et de sécurité et directeur de recherche à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques à Paris. Il explique au micro de Carole Assignon en quoi les missions de la MISCA et de l'armée française "Sangaris" s'annoncent compliquées.

Écouter l'audio 03:31

Interview de Jean-Claude Allard, de l'IRIS

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