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Vu d'Allemagne

Démesure

500 milliards pour sauver le système bancaire allemand, cela suscite évidemment des commentaires dans la presse allemande, qui n'en revient pas.

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Le gouvernement ouvre un parapluie protecteur contre la dégringolade des cours... un parapluie d'un demi milliard d'euros.

Avec 500 milliards d'euros, écrit la tageszeitung, on pourrait construire un million et demi de maisons avec jardin. Ou assurer un revenu minimum de 700 euros à chaque Allemand pendant huit mois. On pourrait aussi offrir une Porsche à 6 millions de personnes. Ou encore occuper la suite présidentielle d'un hôtel de luxe pendant 109.589 ans... Accessoirement, 500 milliards pourraient servir à résoudre une crise financière. Enfin, espérons-le, conclut le quotidien.

L'Etat, estime Die Welt, était obligé de mettre une telle somme en jeu pour rassurer les marchés. Et c'est justement la surdimension de ce projet qui laisse espérer un recours aussi faible que possible aux fonds prévus dans le plan de sauvetage. Les milliards de garantie ne sont pas destinés aux banquiers, poursuit le journal, mais doivent être considérés comme un sauvetage nécessaire pour l'économie allemande. Malgré les possibles défauts de ce projet, le gouvernement a montré une capacité d'action qu'on ne lui aurait pas soupçonnée, que ce soit ici ou en Europe.

Deutschland Finanzkrise Rettungspaket Koalition Per Steinbrück

Peer Steinbrück, ministre allemand des Finances

On peut se permettre d'être méfiant, considère pour sa part la Süddeutsche Zeitung, quand on sait que les concepteurs de ce plan ont demandé une expertise à ces mêmes boss de la finance qui n'ont pas su empêcher la déroute. Aujourd'hui, le ministre des Finances Peer Steinbrück estime qu'il ne faut pas mettre tous les banquiers dans le même sac, que nombre d'entre eux se sont avérés très responsables ces derniers temps. Or ceci n'est pas étonnant, juge le journal : le remord est facile quand la détresse est grande. Mais qui peut garantir que la folie des grandeurs ne reviendra pas au galop dès que le système se sera rétabli ?

Non seulement Angela Merkel et Peer Steinbrück ont été obligés de faire ce qu'ils voulaient éviter à tout prix, écrit la Frankfurter Rundschau, mais en plus ce n'est ni le Parlement, ni le peuple allemand qui vont juger si la décision était bonne. Si les marchés financiers se stabilisent, Merkel et Steinbrück seront récompensés. Si au contraire la crise se poursuit, ils auront échoué. Néanmoins, ajoute le journal, les chances d'un apaisement n'ont jamais été aussi bonnes.

Deutschland Finanzkrise Börse in Frankfurt Aktienmarkt mit kräftigen Gewinnen

Un coup de pouce et ça repart à la bourse de Francfort...

La Frankfurter Allgemeine Zeitung s'intéresse pour sa part aux conséquences politiques de cette initiative. La grande coalition a fini par prendre des mesures d'urgence. Et personne n'ose parler de réaction exagérée, pas même les libéraux du FDP. Quant aux dommages collatéraux tels qu'un nouvel endettement de l'Etat, ils ne suscitent aucune critique au sein de la population, étant données les circonstances exceptionnelles. Dans le feu de la crise financière, Merkel et Steinbrück sont devenus le couple idéal, au point qu´'il devient vraiment difficile de distinguer des différences entre leurs deux partis. Personne, conclut la FAZ, n'a encore mesuré les conséquences à long terme de cette crise.

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