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Vu d'Allemagne

Déclaration de politique gouvernementale d'Angela Merkel

Thème central de la presse allemande de ce matin : la déclaration de politique générale d’Angela Merkel. Les commentateurs analysent non seulement le discours de la première chancelière de l’histoire de l’Allemagne, mais aussi la suite du débat parlementaire d’hier.

Oser plus de libertés, voilà la devise du gouvernement de grande coaliltion d'Angela Merkel qui a fait hier sa première déclaration de politique générale.

Oser plus de libertés, voilà la devise du gouvernement de grande coaliltion d'Angela Merkel qui a fait hier sa première déclaration de politique générale.

A l’instar de Die Welt, de nombreux journaux agitent l’encensoir, relèvent l’objectivité « bienfaisante » d’un discours qui « délaisse les feux d’artifice de la rhétorique politicienne ». La chancelière de l’Allemagne a su se positionner en contrepoint des récents signaux lancés par la grande coalition. Détournant une célèbre citation de Willy Brandt, elle a lancé : « Oser plus de libertés ».

D’autres, comme la Frankfurter Allgemeine Zeitung, regrettent justement que la grande coalition n’ait pas su prendre plus de libertés dans le dossier crucial de l’emploi et se contente de miser sur le tiercé « Consommation, Investissement et Réforme fiscale ».

La Frankfurter Rundschau voit se profiler derrière la devise d’Angela Merkel des éléments d’une idéologie qui pourraient devenir dangereux pour les nobles acquis de la République fédérale. Ce discours témoigne plus d’un pathos moralisateur que d’une véritable solidarité désireuse de compenser les inégalités sociales avec les moyens rationnels de la politique.

Pour la Tageszeitung, de Berlin, ce discours reflète la politique de ce gouvernement : dépourvu de force et de toute vision d’avenir. L’aveu franc d’une politique des petits pas.

La Süddeutsche Zeitung regrette l’absence d’une véritable opposition. Guido Westerwelle, du FDP, est resté superficiel. Gregor Gysi a manqué de la verve et de la concentration nécessaires pour faire face aux autres poids-lourds politiques. Seul les Verts ont su tirer vraiment parti de leur temps de parole. Si ces premiers discours doivent servir de référence, alors c’est le plus petit des trois partis qui a démontré ce qu’était une véritable opposition.

Ici, la Westdeutsche Zeitung s’inscrit en faux : la grande coalition ne craint pas d’être seule sur la scène parlementaire. Westerwelle, Gysi et Kuhn, une sacrée brochette faite d’expérience politique, de talent rhétorique, de courage civique et d’irrespect. Et de faire la comparaison avec la grande coalition de 1966 où l’opposition parlementaire était assurée par le seul FDP. La grande coalition d’aujourd’hui affronte une opposition poids-lourds, une opposition large où chaque citoyen peut se retrouver, favorisant ainsi la stabilité intérieure de l’Allemagne, conclut le quotidien.

  • Date 01.12.2005
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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