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Afrique

Début de la campagne électorale au Zimbabwe

Au Zimbabwe, la campagne a commencé pour les élections générales du 31 juillet. Mais des problèmes demeurent concernant le fichier électoral et l'indépendance des médias, notamment.

Dimanche 7 juillet, plusieurs milliers de personnes sont venues acclamer Morgan Tsvangirai, dans le stade de la ville de Marondera. L'ancien chef de l'opposition et actuel Premier ministre n'a pas caché avoir le "cœur lourd" face aux conditions dans lesquelles va se dérouler le scrutin, dont il réclamait le report pour vérifier les listes électorales et assurer des élections libres et transparentes.

Simbabwe Wahlen Morgan Tsvangirai

Morgan Tsvangirai du MDC, le Mouvement pour le changement démocratique

« Dans de telles conditions, injustes et non libres, je ne crois pas que les prochaines élections seront légitimes, quel qu'en soit le vainqueur ! » a lancé Morgan Tsvangirai à ses partisans à Marondera, dans l'est du pays.

Une nouvelle constitution lacunaire

Depuis mars dernier, il existe pourtant une nouvelle constitution au Zimbabwe, adoptée au terme de longues négociations entre les deux partis de la coalition issue des élections de 2008, qui réunit le MDC de Morgan Tsvangirai et la ZANU-PF de Robert Mugabe, le président au pouvoir depuis 33 ans.

Certains droits ont été retirés au chef de l'État : par exemple, il ne peut plus dissoudre le Parlement qu'en accord avec ce dernier et il ne peut plus être réélu qu'une seule fois. Mais deux dossiers restent problématiques : la réforme des médias et celle de l'appareil sécuritaire.

Le MDC veut davantage de réformes

Le MDC souhaite que militaires et fonctionnaires de partis soient exclus des médias étatiques et il veut renforcer la liberté de la presse, aujourd'hui muselée. De nombreuses ONG dénoncent aussi l'appareil de sécurité de la ZANU-PF. Le parti de Robert Mugabe agirait comme un État dans l'État, lui qui exploite des mines et est suspecté de s'adonner au commerce international d'armes. Or, malgré la richesse diamantifère du pays, les caisses de l'État sont toujours quasi vides.

Simbabwe Wahlen Unterstützer Robert Mugabe

Robert Mugabe de la ZANU-PF

Jusqu'ici, Robert Mugabe pouvait compter sur l'aide de l'Afrique du Sud. Mais les rapports entre le Zimbabwe et sa voisine ne sont plus au beau fixe depuis que l'Afrique du Sud, poids lourd de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe), et les autres pays membres de l'organisation, ont essayé en vain de persuader le président zimbabwéen de reporter la date des élections. Aujourd'hui, la ZANU-PF et Robert Mugabe accusent l'Afrique du Sud d'être partiale. Le chef de l'État zimbabwéen a déclenché les applaudissements de ses partisans en déclarant :

« Nous sommes de notre plein gré dans la SADC. Si la SADC fait des choses stupides, nous pouvons alors en sortir ! »

Jusqu'ici pourtant, la SADC n'a jamais menacé le Zimbabwe de sanctions concrètes. Judy Smith-Höhn, de l'Institut sud-africain pour les affaires internationales, le déplore. Elle aussi considère la date du 31 juillet comme trop précoce pour un scrutin juste et équitable. Elle souligne :

« Près de deux millions de jeunes électeurs ne sont toujours pas enregistrés sur les listes électorales ! Par ailleurs 100.000 électeurs enregistrés auraient tous plus de cent ans ! »

Il ne reste plus qu'un peu plus d'une vingtaine de jours pour résoudre tous ces problèmes.

Nouvelle donne au sein de l'opposition

Ce lundi 8 juillet, Morgan Tsvangirai a conclu une alliance avec l'ex-ministre des Finances Simba Makoni, qui s'est éloigné du chef de l'État depuis 2008 après en avoir été un proche. Les partis de cette "Coalition pour le changement" se sont mis d'accord pour soutenir et faire campagne pour un seul candidat à la présidence, Morgan Tsvangirai. La Coalition compte également une troisième formation : le petit parti Zanu-Ndonga dirigé par Reketai Semwayo.

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