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Crise au Mali: il faut agir vite dans le nord

Au Mali, tandis que la Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, dénonce les violations des droits humains, la CEDEAO continue de réfléchir sur le type de déploiement militaire le plus approprié.

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Navy Pillay

Une réunion ministérielle s'est d'ailleurs ouverte ce lundi matin à Abidjan à cet effet.

Après les chefs d'états major des armées, c'est au tour des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de la Cédéao de se réunir.

A l'heure nous, nous exprimons, ils sont en train de finaliser leurs observations sur le bien-fondé des besoins exprimé le 4 septembre dernier par le Mali, concernant la reconquête du nord. Kisma Kagou, conseiller militaire auprès du gouvernement malien : « Ce n'est pas nous qui convoquons ces réunions. Ce n'est pas nous qui tenons les autres du jour. Les instances sous régionales en général ont une bureaucratie lourde. Elles font des rencontres pour avaliser ou matérialiser le contenu de la lettre du président. De toute façon, les chefs d'état major ont essayé de couper la poire en deux entre le fait de ne rien envoyer du tout et celui d'avoir un dispositif léger à 60 km de Bamako et puis une unité légère pourrait éventuellement un coup de main en cas de besoin sur Bamako. »

La CEDEAO espère déployer plus de 3 000 hommes. Mais, selon le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, la « marche à suivre » pour une meilleure coordination des efforts pour la libération de la zone doit se faire avec l'Union africaine et les Nations unies. Et l'harmonisation de tous les détails, aussi bien matériels, financiers, qu'humain, devrait être débattue à la 67e Assemblée générale de l'Onu le 25 septembre prochain à New York. En attendant cela, le président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo, a appelé à «agir vite et très vite.»

Et effectivement, les populations du Nord Mali souffrent le martyr. Aujourd'hui, devant les 47 Etats membres du Conseil des droits de l'Homme, la haut commissaire des Nations Unies, Navi Pillay a d'ailleurs condamné les exactions d'An sardine et du Mujao. Mahame Cissé, chef de service de l'Afrique au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme : « Nous sommes une organisation pacifique, donc nous n'avons pas de moyens de coercition. Ce que nous faisons, c'est plutôt le plaidoyer pour que les uns et les autres puissent respecter les droits des populations dans toutes les circonstances quelque soit la situation. Ce qui se passe dans le nord du mali interpelle chacun de nous donc on ne peut pas rester silencieux. C'est dans ce cadre que la Haute commissaire a estimé qu'il fallait dire quelque chose. »

Selon Navi Pillay, trente personnes se trouveraient derrière les barreaux, en attente de jugement. La Haut commissaire a également dénoncé le recrutement d'enfants par les groupes armés, ainsi que des «exécutions sommaires de soldats maliens menottés ».