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Afrique

Crise anglophone au Cameroun, l'église entre deux feux

L’Eglise du Cameroun se retrouve prise entre deux feux dans la crise anglophone qui s’enlise. Un groupe de parents d'élèves l'a attaquée en justice à cause des grèves de professeurs anglophones.

N’étant alignée ni derrière le gouvernement ni derrière les contestataires anglophones, l'église se retrouve critiquée par les deux camps. Le fait pour l’église de n’avoir pas pris parti dans la crise anglophone ne l’a pas épargnée.

Non seulement les membres du clergé subissent les grèves dans leurs écoles mais ils sont aussi traînées en justice par un groupe de parents d’élèves qui ont mobilisé sept charges contre eux, dont la non-rémunération des enseignants, le non-remboursement des frais de scolarité suite au débrayage des enseignants, et le non-paiement des impôts.

Monseigneur Michael Ebibi, archevêque auxiliaire de Bamenda, a répondu devant la barre au nom de l’église catholique "le procès a été reporté au 24 juillet. Alors, nous attendons. Si nous sommes coupables, la loi se saisira de nous et nous traitera en conséquemment. Mais si nous ne sommes pas coupables, nous serons blanchis".

Une année scolaire chaotique

L’année scolaire qui s’achève a été chaotique, n’ayant pas tenu sur un trimestre. Les avocats sont toujours en grève, les lundis ont été déclarés "dimanches coutumiers" avec cessation de toute activité économique dans les deux régions anglophones où la fiscalité est désormais en mode retardement.

Ceux qui accusent l'église sont soupçonnés d’être à la solde du gouvernement. L’archevêque auxiliaire de Bamenda soutient pour sa part que l’église est contre la violence d’où qu’elle vienne : "dès le départ, l’église a toujours fait la médiation entre le gouvernement et le Consortium qui a été interdit, dont certains membres ont été arrêtés, et d'autres sont dans la clandestinité, et d’autres exilés hors du pays maintenant. L’église a toujours joué un rôle conciliateur dans le but de mettre les partis ensemble, afin de trouver une paisible solution". 

Pour l’heure, entre autres exigences anglophones, le gouvernement refuse l’organisation d’un dialogue national ou d’un référendum sur la forme de l’Etat, et ne libère pas quelque 27 contestataires en cours de jugement au Tribunal militaire à Yaoundé. La crise sociopolitique qui secoue le Cameroun semble ainsi s’enliser dans le radicalisme des deux côtés. 
 

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