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Afrique

Crimes rituels : un sénateur gabonais perd son immunité

Le Sénat gabonais a levé l'immunité parlementaire de l'un de ses membres, le sénateur de Kango, Gabriel Eyeghe Ekomie. Un homme condamné pour le meurtre d'une jeune fille en 2009 l'accuse d'avoir commandité ce crime.

Voilà plusieurs mois que les parlementaires gabonais hésitaient à lever l'immunité de leur collègue, condition nécessaire pour que celui-ci soit entendu par la justice. Le Sénat a finalement voté cette levée le 24 décembre au soir.

Rose Francine Rogombé, la présidente du Sénat, a précisé : « Nous avons pris cette décision pour permettre à notre collègue d'être entendu devant la barre et de laver son honneur s'il est innocent. »

Le suspect accuse Eyeghe Ekomie

En mai 2012, Aristide Pambo Moussounda a été condamné à une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de la jeune Bilemba Mouenguela, âgée de 12 ans à l'époque. L'homme a reconnu les faits, mais affirme avoir agi sur l'ordre du sénateur Gabriel Eyeghe Ekomie qui lui aurait remis de « l’argent pour tuer quelqu’un et prélever des organes, notamment la langue et le sexe ».

La société civile gabonaise s'est récemment inquiétée de l'augmentation du nombre de crimes rituels. L'Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) au Gabon parle d'une centaine de cas chaque année. Il s'agit souvent de personnes isolées - les enfants sont des cibles fréquentes - tuées pour leurs organes, qui servent ensuite dans des rituels censés apporter le pouvoir ou la richesse.

Écoutez l'interview de Jean Elvis Ebang Ondo, le président de l'ALCR.

Écouter l'audio 01:55

"Nous constatons régulièrement que les juges, à un certain niveau, mettent les dossiers dans des poubelles"

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