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Afrique

CPI : Un plan de retrait de l'Afrique

Selon les Chefs d'Etat africains, la cour basée à la Haye ne s'intéresse qu'à l'Afrique et pas, ou peu, aux autres régions où pourtant des crimes sont commis. En tête de la contestation, le gouvernement du Kenya.

La CPI a été créée en 2002 pour juger en dernier ressort les génocidaires et criminels de guerre

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D'après les dirigeants africains, la CPI est une cour qui s'acharne sur l'Afrique et ses dirigeants en fonction. Or ailleurs dans le monde aussi, il se passe des choses graves sans que cette cour ne réagisse. La sentence est claire : un retrait du statut de Rome. Lors du 26è sommet de l'Union africaine, les 30 et 31 janvier, le Kenya a même soumis une feuille de route pour le retrait qui a été adoptée.

Le président tchadien Idriss Déby dénonce une justice à double vitesse

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Une demande vouée à l'échec ?

La démarche des chefs d'Etat africains semble ne pas convaincre bon nombre d'Africains, surtout au sein de la société civile. Ken Wafula, militant kényan des droits de l'Homme :

«Je ne pense pas qu'il soit approprié, juste ou utile pour les Etats de l'Union africaine de se retirer du statut de Rome, juste à cause de l'affaire du Kenya. Les statuts de Rome ont une histoire qui repose sur des guerres dans lesquelles des centaines milliers de civils innocents ont péri. Et c'est souvent lié à l'exercice du pouvoir par certains leaders africains en fonction. Un retrait serait donc dommageable pour l'Afrique elle-même et pour les populations africaines, et il faut que cette requête soit rejetée.»

Les opposants au retrait des pays africains soupçonnent les dirigeants en colère de vouloir faire le lit à l'impunité.

Devant la CPI, plusieurs africains, auteurs présumés de crimes de guerre et contre l'humanité sont poursuivis

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Une réplique à la CPI

C'est sans doute en guise de riposte que l'organisation panafricaine envisage d'installer sa propre cour régionale pour juger les crimes, y compris le génocide, les crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Mais c'est une initiative qui fait sourire Elise Keppler chargée de la justice internationale pour l'ONG Human Rights Watch :

«D'une part, cela requiert 15 ratifications - à ce jour aucun Etat n'a signé. Et plus important encore : il y a une imminuté pour les dirigeants en fonction, c'est-à-dire chef d'Etat, Premier Ministre, donc certains responsables de haut niveau ne pourront pas être présentés devant cette cour. Et nous craignons qu'il n'y ait aucune justice suite aux crimes les plus graves.»

Hasard de calendrier ou simple coïncidence : les critiques les plus sévères proviennent de pouvoirs autoritaires qui risquent d'avoir ou qui ont déjà eu à faire avec la CPI tels que le Soudan, le Kenya ou encore le Tchad.

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