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International

Coup de froid entre Moscou et Washington

Depuis que Moscou a accordé l'asile à Edward Snowden, ancien employé des services de renseignement NSA, rien ne va plus entre les États-Unis et la Russie. Barack Obama a annulé sa rencontre avec Vladimir Poutine.

Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet du G8 le 17 juin 2013 à Enniskillen (Irlande du Nord)

Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet du G8 le 17 juin 2013 à Enniskillen (Irlande du Nord)

Barack Obama est vexé et il le fait savoir. La Maison Blanche a été catégorique. Vladimir Poutine ne pourra pas rencontrer le président américain lors de son déplacement en Russie, en marge du prochain sommet du G20, qui doit se tenir cette année à Saint-Petersbourg.

Washington n'a toujours pas digéré l'octroi par la Russie de l'asile temporaire à Edward Snowden, activement recherché par les États-Unis en raison de ses révélations sur des programmes d'espionnage américains menés dans le monde. Avec l'annulation de sa rencontre avec le président russe, Barack Obama a donc souhaité mettre les points sur les "i". Mais pour Matthew Rojanski, directeur de l'institut Kennan de Washington, un centre d'études sur les relations avec la Russie, la solution choisie par Obama est loin d'être la bonne :

« Il ne faut pas s'attendre à ce que sanctionner les Russes leur fasse voir et comprendre leurs erreurs. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. S'éloigner des Russes par colère et déception ne peut qu'avoir des conséquences destructrices. »

La Russie a accordé un asile temporaire d'un an à Edward Snowden, ancien consultant des services secrets américains

La Russie a accordé un asile temporaire d'un an à Edward Snowden, ancien consultant des services secrets américains

Pour l'instant, c'est bien la carte de la colère qu'a choisi le gouvernement américain. Pour justifier l'annulation de la rencontre entre les deux hommes, la Maison Blanche a pointé un "manque de progrès" de la Russie dans de nombreux domaines comme la défense antimissile, la prolifération nucléaire et les droits de l'Homme.

Dans une interview accordée mardi à la chaîne américaine NBC, le chef de la Maison Blanche avait même accusé la Russie de retomber parfois dans la mentalité encore en vigueur pendant la guerre froide.

Des attaques et une stratégies dangereuse selon Matthew Rojanski :

« La Russie est désormais omniprésente. À partir de maintenant, les Russes vont systématiquement se poser en adversaire. Et ça, c'est un véritable problème pour nous. »

Un véritable problème qui ne laisse rien présager de bon pour l'avenir des relations russo-américaines. Depuis la fin de la guerre froide, c'est la première fois qu'un sommet entre deux chefs d'État russe et américain est annulé.

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