Corruption et détournement de fonds : la Bulgarie sanctionnée | Europe | DW | 24.07.2008
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Europe

Corruption et détournement de fonds : la Bulgarie sanctionnée

Bruxelles a annoncé récemment le gel de quelque 800 millions d’euros de fonds européens destinés à la Bulgarie, en raison de la corruption qui règne dans ce pays et du détournement d’une partie des fonds déjà alloués.

La Commission europénne a rendu un rapport sur l'avancée des réformes en Bulgarie. La Bulgarie est avec la Roumanie le dernier Etat à avoir intégré l'Union européenne

La Commission europénne a rendu un rapport sur l'avancée des réformes en Bulgarie. La Bulgarie est avec la Roumanie le dernier Etat à avoir intégré l'Union européenne

Bruxelles émet envers la Bulgarie les critiques les plus sévères jamais prononcées à l’égard d’un état membre : les mesures mises en place par Sofia contre la corruption et le crime organisé ne portent pas assez de résultats. En clair, la Bulgarie doit mieux faire.

Au total ce sont près de 800 millions d’euros qui sont gelés par Bruxelles – des sommes que la Bulgarie touchait dans le cadre des accords de préadhésion, rien à voir donc avec les quelques 11 milliards que la Bulgarie – qui est rappelons le l’Etat-membre le plus pauvre de l’UE - reçoit depuis son adhésion en 2007 sous la forme de fonds structurels.

Le Parlement bulgare, à Sofia

Le Parlement bulgare, à Sofia

Reste que en faisant cela, la Commission envoie un signe fort aux Bulgares d’abord, et au reste de l’Europe ensuite ; en se montrant ferme, Bruxelles renforce sa crédibilité y compris auprès de l’opinion publique bulgare et répond aux critiques européennes. Sofia a de son côté régi très rapidement et d’ores et déjà annoncé des mesures d’urgence – bien consciente que prouver sa volonté politique ne suffira plus, car Bruxelles veut maintenant voir des résultats.

Quant à la Roumanie, dont les finances étaient elles aussi sous surveillance européenne, elle s’en sort avec un avertissement : il faut intensifier les efforts surtout concernant la corruption au sein du Parlement et des tribunaux.

Deuxième grand titre de l'actualité, l’arrestation de Radovan Karadzic, reconverti en gourou new age dans la capitale serbe, Belgrade.

Il s’agit à n’en pas douter d’un pas significatif de la Serbie en direction de l’Union Européenne. La coopération internationale et notamment la poursuite de certains criminels serbes – dont Radovan Karadzic – restait pour Bruxelles une condition indispensable pour que la Serbie accède au statut de candidat officiel à l’Union européenne.

Les réactions ont été plutôt unanimes et certains états membres estiment déjà que l’Union européenne doit faire un geste fort en direction de la Serbie pour l’encourager dans cette voie. Ce geste pourrait commencer par l’application de l’accord de stabilisation et d’association – l’accord ASA – qui représente la dernière étape avant la candidature officielle. Mais il y a encore des réticences – notamment les Pays-Bas qui considèrent que la Serbie doit encore faire ses preuves en matière de coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

Radovan Karadzic a été arrêté le 21 juillet à Belgrade

Radovan Karadzic a été arrêté le 21 juillet à Belgrade

L’autre préoccupation, et certainement la plus importante est l’impasse diplomatique entre la Serbie et le Kosovo.

Europe concrète : la diversité linguistique en Europe

La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne proclame le respect de la diversité linguistique et interdit toute discrimination fondée sur la langue. Ce principe vaut non seulement pour les 23 langues officielles de l'Union, mais aussi pour les nombreuses langues régionales et minoritaires qui sont parlées aux quatre coins de l'Europe. Néanmoins, ce respect de la diversité linguistique est loin d’être une évidence dans la pratique.

En Belgique, les divisions communautaires se multiplient entre les Flamands, néerlandophones, et les Wallons, francophones. Début juillet, le seul élu francophone du Parlement régional de Flandre a ainsi déposé plainte auprès de la Commission européenne contre deux communes qui réservent aux néerlandophones des terrains et logements sociaux. Clarisse Sérignat, notre correspondante, s’est rendue à Wezembeek-Oppem. Cette petite ville fait partie des 6 communes à facilités de la périphérie bruxelloise – ce qui signifie que tout en habitant en terre flamande, les francophones ont le droit d’utiliser leur langue natale dans leur relation avec l’administration. Mais la réalité est tout autre et les querelles linguistiques y sont bien palpables.

En Espagne, la pluralité des langues pose également problème, en Catalogne plus précisément. Cette région défend bec et ongles sa langue – le catalan – face au castillan parlé dans le reste du pays. La catalan est ainsi la langue obligatoire dans l’administration mais également celle qui est utilisée à l’école et dans les universités. La crispation sur la défense de cette langue est telle que la Catalogne a mis en place une police linguistique dont la mission est de veiller au respect du catalan dans la vie publique mais aussi dans les entreprises ou les commerces. A Madrid, François Musseau.

Une émission présentée par Jean-Michel Bos.

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