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Vu d'Allemagne

Contrôler les portables des migrants pour déterminer leur identité

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière prépare un projet de loi permettant le contrôle, par les services migratoires des données électroniques des portables des demandeurs d’asile.

Une mesure censée aider à déterminer l’identité réelle des migrants, leurs réseaux, leurs routes de migration, d’éventuels liens avec des mouvances extrémistes etc… "Dans la plupart des cas, cette idée naïve ne fonctionnera pas", estime le quotidien Straubinger Tagblatt. "Les experts du processus de demande d’asile estiment que peu avant de franchir la frontière allemande, de nombreux migrants ne 'perdront' plus seulement leurs passeports, mais aussi leur portables. En cas de menace d’expulsion, ils ne montreront plus que des portables "propres“. Pour l’éditorialiste, la discussion montre une fois de plus à quel point l’Etat est impuissant face à ceux qui obtiennent frauduleusement un statut de réfugié ou qui veulent éviter l’expulsion..."

Le quotidien Märkische Oderzeitung  est d’un autre avis: "Tous ceux qui arrivent en Allemagne n’ont pas forcément une pièce d’identité, mais la plupart ont un portable, grâce auquel on peut établir des profils de déplacement et des identités de manière plus fiable que par un formulaire de questions. Le portable sert d’ersatz, de substitut aux documents d‘identité – et celui qui, de par son portable est identifié comme une personne à risques ou criminel, aura plus de mal à l’avenir à passer à travers les mailles du filet…"

Le Tagesspiegel trouve, lui, l’idée du ministre judicieuse: "Quand les autorités ignorent d’où vient un réfugié, elles ne peuvent pas l’expulser. Et les migrants le savent. Car très souvent, ils  détruisent systématiquement papiers d’identité, certificats de naissance ou de mariage, afin d’éviter l’expulsion. Dans ce cas l’analyse des données d’un portable ou d’une tablette est l'ultima ratio, la dernière solution possible et nécessaire !", conclut le quotidien berlinois…

 

Les relations transatlantiques

 

Les relations entre les Etats-Unis et l’Union européenne font encore l’objet de commentaires ce mardi dans les quotidiens allemands.

EU - USA Mike Pence & Jean-Claude Juncker in Brüssel (Getty Images/AFP/E. Dunand)

Le vice-président américain Mike Pence (à g.) et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne à Bruxelles.


La FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung relève que: "Tandis que le président Donald Trump divertit le public avec ses épouvantables paroles du genre: 'Les médias sont les ennemis du peuple!', son vice-président fait une tournée en Europe sous le slogan ‘Nous sommes des amis ! ‘. A Munich, Mike Pence a affirmé, au nom du président américain, le soutien  'inébranlable' de Washington à l‘OTAN, puis à Bruxelles, la volonté de poursuivre la coopération avec l’Union européenne. Cela ne serait que pure routine, si Donald Trump ne s’était pas auparavant exprimé de manière très négative aussi bien au sujet de l’UE que de l’OTAN ! Ce ne sont pas les paroles d’amitié qui comptent –bien qu’elles soient appréciables en ces temps agités. Ce qui est plus important, c’est la politique de la nouvelle administration américaine, souligne le journal de Francfort, qui conclut : "actuellement, la future politique extérieure des Etats- Unis reste encore très nébuleuse."


 

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