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International

Consensus minimal sur le climat à Doha

Les difficiles négociations de la conférence internationale de Doha n’ont abouti qu’à un résultat bien maigre : la prolongation du protocole de Kyoto jusqu’à 2020. Plusieurs pays industrialisés se sont désistés.

La réunion des quelque 190 pays présents à Doha, au Qatar, aurait dû se terminer vendredi. Mais faute d’accord entre les participants, les discussions entamées le 26 novembre se sont prolongées samedi. Pour éviter un échec des négociations, le Qatar a finalement pris les choses en main et fait adopter un compromis. Le protocole de Kyoto, qui expire à la fin de l’année, sera prolongé jusqu’en 2020. Celui-ci engage les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Toutefois la deuxième phase de Kyoto ne concerne que 15% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, car plusieurs pays se sont désistés, notamment le Japon, la Russie et le Canada. Les Etats-Unis, eux, n’avaient jamais adopté le protocole de Kyoto.

Espoir d’un nouvel accord en 2015

Selon Peter Altmaier, les négociations ont été difficiles, mais pas vaines

Selon Peter Altmaier, les négociations ont été difficiles, mais pas vaines

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a estimé que l'accord de Doha n’était qu’une « première étape ». Selon lui, les gouvernements, mais aussi les entreprises, la société civile et les citoyens doivent « faire bien plus » pour limiter la hausse des températures à deux degrés Celsius. Mais pour Ban Ki-moon, le consensus obtenu au Qatar pose tout de même les jalons d'un « accord complet et contraignant à l'horizon 2015 ». Le ministre allemand de l'Environnement, Peter Altmaier, a quant à lui salué le compromis trouvé à Doha : « Les progrès ne sont pas aussi grands qu’on aurait pu l’espérer. Mais il y a un important consensus parmi les pays en développement, les petits Etats insulaires, les pays émergents et les nations industrialisées. Cela montre que le résultat qui est sur la table a de la substance. » De l’avis du ministre, le résultat obtenu lors de la conférence est une « bonne base » pour les prochaines négociations internationales sur le climat.

Déception des écologistes

Les Maldives sont menacées par la montée du niveau de la mer

Les Maldives sont menacées par la montée du niveau de la mer, due au changement climatique

Greenpeace a estimé que l’obtention d’un traité global de lutte contre le réchauffement climatique, impliquant les Etats-Unis et la Chine, allait être encore plus difficile. « Il n’y a pas assez de financement pour les pays déjà touchés par le réchauffement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la deuxième phase du protocole de Kyoto n’est pas assez importante, » affirme de son côtéAnn-Kathrin Schneider, de la Confédération allemande pour l'environnement et la protection de la nature, La chef du groupe parlementaire des Verts au parlement européen, Rebecca Harms, a quant à elle déclaré qu’il était temps pour l’Union européenne de se fixer un objectif plus ambitieux : réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2020 au lieu de seulement 20%.

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