Congrès du SPD à Dresde | Allemagne | DW | 13.11.2009
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Allemagne

Congrès du SPD à Dresde

Moins de sept semaines après une débâcle électorale historique, le SPD, le Parti social- démocrate allemand, a ouvert vendredi matin à Dresde un congrès de trois jours

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Le président sortant du SPD, Franz Muentefering au Congrès de Dresde

Après onze années au pouvoir, le parti, à nouveau sur les bancs de l’opposition, veut se donner une nouvelle direction pour essayer de regagner le terrain perdu. Tombés à 23% des suffrages aux législatives du 27 septembre dernier, les sociaux-démocrates frôlent maintenant les 20% dans les sondages. On est loin des 41% de voix qui avaiént amené la victoire et la Chancellerie au SPD en 1998, loin aussi des 34 % de 2005.

Le président sortant du Parti Social Démocrate allemand, Franz Müntefering, presque septuagénaire, a décidé de ne pas se représenter. En ouvrant ce congrès de Dresde , Franz Müntefering a cependant tenu à encourager son parti:

"Le SPD est devenu plus petit, mais pas l’idée sociale-démocrate. Et elle est loin d’être dépassée ."

Le vétéran social démocrate s’est montré combattif:

" La démocratie continue , le SPD a de l’endurance. Nous sommes capable de nous battre et nous sommes prêts à nous battre. Nous reviendrons , chers camarades."

Son successeur désigné Sigmar Gabriel, qui a vingt ans de moins, se présente sans opposition pour prendre la rélève à la présidence du SPD.

Andrea Nahles auf SPD Bundesparteitag

Andrea Nahles

Il est assuré de se faire élire, la question est de savoir avec quel pourcentage, combien de soutien il dispose au sein même du parti. Même chose pour Andrea Nahles, 39 ans et membre de la gauche du parti, qui brigue,elle, les fonctions de Secrétaire générale du SPD. La seule candidate à ce poste a déclaré ce matin:" Tous sont un petit peu nerveux, parce que c’est un Congrès important, qui voit un changement à la tête du parti, un changement de génération. Malgré tout, nous sommes tous confiants que même si les débats seront intenses ils resteront constructifs."

Quatre candidats ont été aussi désignés pour les 4 postes de vice- présidents du parti. L’un d’entre eux, Olaf Scholz , trouve naturel que les débats soient vifs :

"C’est le début de la discussion, pas la fin. On discute ouvertement, de manière très critique les uns avec les autres. C’est normal pour le SPD, c’est comme cela que cela doit se passer ."

Selon Hannelore Kraft, autre candidate à l'un des quatre postes de vice-présidents du parti, "les sujets à débattre ne manquent pas mais nous voulons surtout nous projeter dans l'avenir, sans s'enferrer dans des discussions du passé".

Un sujet qui soulève aussi les passions: l’âge du départ à la retraite. Fixé à 67 ans par les sociaux démocrates alors qu’ils gouvernaient à Berlin, cette décision avait provoqué le fort mécontentement de nombreux électeurs comme de nombreux membres du parti.

Déjà certains cadres du SPD mettent de l’eau dans leur vin comme Andrea Nahles:

Franz Müntefering und Sigmar Gabriel auf SPD Bundesparteitag

Franz Müntefering et Sigmar Gabriel (à dr.)

"Nous pourrions aussi nous imaginer un couloir de départ entre 60 et 67 ans qui permette aux gens s’ils sont fatigués par le travail, de partir plus tôt sans abattements massifs de leur retraite..."

Parmi les sujets chaudement discutés par les plus de 500 délégués: la mission de la Bundeswehr,- l’armée allemande- en Afghanistan, la privatisation des chemins de fer, la réforme du système éducatif, celle de la Santé ou les prestations sociales. L'aile gauche du parti semble revenir en force, mais les discussions ne font que commencer.