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Afrique

Comment combattre les "fake news" ?

Les "fake news" ou fausses informations pullulent sur les réseaux sociaux. L’initiative Africa Check entend les combattre par une vérification accrue des informations et des chiffres sur Internet.

Dans le lot d’informations et de publications non-stop sur les différents sites d’informations et sur les réseaux sociaux, le risque pour les internautes de tomber sur les fausses informations et de les propager est grand.

Une des dernières "fake news" en date est celle des supposées félicitations de la Gambie aux indépendantistes catalans.

L’information diffusée par un faux compte Twitter de la diplomatie gambienne a été démentie par la suite par Banjul. "C’est un mensonge. La Gambie n’a jamais félicité la Catalogne", a indiqué le ministère gambien des Affaires étrangères sur son compte Twitter avant de publier un communiqué officiel pour désavouer les auteurs de la "fausse information". 

Des exemples comme celui-ci sont légion. Et c’est pour parer à de telles situations qu’Africa Check a vu le jour en 2012 à Johannesburg, la métropole sud-africaine. Assane Diagne, rédacteur en chef de l’équipe francophone mise sur pied il y a deux ans à Dakar, invite les internautes à être prudents. 

"Le conseil que nous pouvons donner est de recouper, de vérifier, d’aller sur le site web qui a produit l’information, de s’assurer que c’est un site professionnel, quel est le type d’informations et qui est derrière ce site Internet. C’est là un minimum de précautions que vous pouvez prendre pour éviter de tomber dans le piège des fake news" , explique-t-il. 
 
Assane Diagne et ses quatre autres collaborateurs scrutent et analysent quotidiennement toutes les fausses informations sur la toile. Le but est de les corriger à l’aide de données fiables, puis de les publier sur leur site internet et de les dévoiler au public. 


"Notre travail consiste à nous assurer de l’exactitude des déclarations a priori des services publics et de la presse sur les sujets importants concernant le continent africain. Nous surveillons le contenu de la presse quotidienne, celui de la presse en ligne, nous nous rendons aussi sur les réseaux sociaux pour voir s’il y a des sujets importants qui peuvent faire l’objet de vérifications", ajoute-t-il. 

La structure souhaite impliquer davantage le public dans la vérification des données. Il y a un peu plus de deux semaines, l’équipe a lancé le hashtag #Africacheckit. Ce mot-clé permet à tout internaute de faire une requête de vérification d’une information ou d’une statistique. Ils ont reçu jusqu'ici dix demandes, sur des sujets politiques mais aussi économiques auquels ils ont promis d'apporter une réponse. 

 
 

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