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Vu d'Allemagne

Commémorations du 9 mai à Moscou

C’est sous le signe de la réconciliation germano-russe que Moscou a commémoré hier la fin de la guerre. Vladimir Putin s’est en outre employé à honorer les mérites de l’URSS lors de la libération, tout en taisant les aspects moins avouables de la dictature communiste. C’est en substance ce qui ressort des commentaires dans la presse allemande ce matin.

Défilé militaire à Moscou lors des célébrations 9 mai

Défilé militaire à Moscou lors des célébrations 9 mai

Il est émouvant d’entendre parler de la réconciliation entre allemands et russes, seulement 6 décennies après la fin de la guerre, constate le quotidien Die Welt ; pour lequel en revanche, les innombrables affiches à l’effigie de Staline, exposées dans le but d’évoquer un passé soit-disant glorieux, sont pour le moins douteuses. Putin manoeuvre avec l’histoire selon ses besoins. Dans le cas des allemands, il passe l’éponge et encense les rapports d’amitié et de partenariat. En ce qui concerne ses propres concitoyens il s’efforce d’utiliser le passé comme anti-dépresseur.

Même son de cloche dans la Frankfurter Rundschau qui se penche en outre sur le caractère eurocentrique des commémorations. Faisant remarquer que le deuil des plus de 35 000 morts européens, dont plus de la moitié de soviétiques, ne concerne pas par exemple les 25 millions de victimes asiatiques. Une perception de la guerre, conclut le journal, qui constitue non seulement un problème pour l’avènement d’une civilisation planétaire mais aussi pour la Russie, dans la mesure où elle est l’héritière de l’Union Soviétique.

D’ailleurs, selon Vladimir Putin, „La chute de l’URSS est la plus grande catastrophe géopolitique du 20e siècle“. La Tageszeitung de Berlin cite le chef du Kremlin, pour rappeler que Baltes, Moldaves, ukrainiens et d’autres peuples sont d’un avis différent. Certains ont du reste boycotté les célébrations, poursuit le journal. Non pas pour réfuter les mérites soviétiques, mais ils sentent que le réflexe impérialiste se complait à les considérer comme états de deuxième classe. Il ont compris que le triomphe de la victoire est instrumentalisé par Moscou pour légitimer l’emploi de la violence en Tchétchénie, pays en proie à un conflit, oublié de l’Europe et que Poutine aurait du mentionner. Commémorer signifie aussi tirer des leçons de l’histoire, sinon c’est de l’hypocrisie.

  • Date 10.05.2005
  • Auteur Yann Durand
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  • Date 10.05.2005
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