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Afrique

Colère des ONG après l'élection de la RDC au Conseil des droits de l'homme

Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent "une insulte aux victimes du gouvernement congolais". Celui-ci considère ce vote comme une chance de s'améliorer sur le plan des droits humains.

151 voix sur 193. Ce lundi la RDC faisait son entrée comme membre du conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Mais l'élection dans un conseil, qui dénonçait fin septembre le manque d'action des autorités de Kinshasa pour lutter contre l'impunité, n'est pas accueillie avec satisfaction par les ONG de défense des droits de l'homme.

"La RDC n'est pas un bon exemple, c'est un pays qui est en train de réprimer les droits de l'homme", réagit Hubert Tshiswaka de l'Institut de recherche des droits de l'homme (IRDH), l'une des ONG signataires du mémo contre la candidature de la RDC.

Il dénonce un pays où "les opposants politiques n'ont pas de liberté d'expression ou celle de manifester leurs opinions". Pour lui l'élection de la RDC "vide de sa substance ce conseil des droits de l'homme".

D'autres encore, comme Human Rights Watch, dénoncent "une insulte pour les nombreuses victimes des abus commis par le gouvernement congolais à travers le pays".

L'organisation rappelle que les forces de sécurité du pays sont soupçonnées "d'être responsables de la plupart des violences dans la région Kasai" où près de 90 fosses communes ont été recensées.

 

Le Conseil des droits de l'homme "vidé" de son sens

Si l'entrée de la RDC au Conseil est "une douche froide" pour les opposants, elle est au contraire "une opportunité de s'améliorer dans le domaine des droits de l'homme", estime le gouvernement.

"Pour lui c'est vraiment une victoire, il y aura même une satisfaction psychologique, croyant qu'il a fait une percée diplomatique", décrypte Germain Ngoie Kibambe, professeur des relations internationales à l'Université de Lubumbashi. 

"Cette élection au conseil des droits de l'homme est un honneur et une opportunité pour la RDC de s'améliorer", estime d'ailleurs Jeef Mbiya chargé des médias à la société civile du Haut-Katanga. Celui-ci estime que cela pourrait permettre à l'État congolais de jouer aussi sur sa diplomatie.

"L'État congolais, étant membre, ça pourrait permettre à ce qu'on puisse accélérer certaines choses qu'on lui reprochait", ajoute Jeef Mbiya. "Aujourd'hui, en matière de violences sexuelles, nous avons réduit presque de moitié les statistiques".

Si la RDC a obtenu 151 voix sur 193 votes, c'est moins que les 3 autres pays africains, le Nigeria, l'Angola et le Sénégal qui ont obtenu respectivement 185, 187 et 188 voix. 

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