Colère des Grecs | Dossier | DW | 17.10.2011
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Dossier

Colère des Grecs

De nouvelles mesures d'austérité doivent être votées pour maîtriser la crise de la dette. Les syndicats annoncent une mobilisation massive. Le gouvernement veut afficher sa volonté de réformes.

High school students chant slogans outside the Greek Parliament during a protest in central Athens, Tuesday, Oct. 4, 2011. A string of missed fiscal targets has stoked fears that Greece - weighed under a massive debt load - is headed toward certain default, stalling the global economy's slow recovery from recession. (Foto:Petros Giannakouris/AP/dapd)

Une mobilisation massive pour protester contre la politique d'austérité risque de paralyser le pays cette semaine

Les mouvements de grève ont déjà débuté. Dans le secteur des transports maritimes: de nombreuses liaisons avec les îles grecques sont interrompues. Les services douaniers eux aussi ont débrayé pendant 24 h. S'ils continuent leur mouvement, le ravitaillement du pays en hydrocarbures serait touché. Et ce n'est que le début. Face à un pouvoir politique déterminé à remplir les conditions draconiennes présentées par l'Union européenne et le FMI pour réduire la dette du pays, les syndicats montent au front: deux des principaux syndicats de la fonction publique et du privé, qui rassemblent près de la moitié des quatre millions de salariés grecs, ont promis une mobilisation massive. Tous les secteurs publics devraient être affectés, école, perceptions, aéroports mais aussi les banques et les petits commerces. Même les magistrats devraient être de la partie. Une manifestation de la grande colère des Grecs contre des plans de sauvetage qui pensent-ils, étranglent l'économie du pays, mais à leur avis, ne réduit pas la dette du pays. Une dette due à une gestion publique inexistante ou pire corrompue et clientéliste et qui représente 160% de son PIB.

Un vote risqué

George Papandreou Griechenland Krise

Une semaine difficile attend le premier ministre George Papandréou qui présente un plan d'austérité au parlement

Au plan politique le Premier ministre George Papandréou veut arriver au sommet européen du 23 octobre en faisant bonne figure. Après le "oui" sans enthousiasme des inspecteurs de la troika la semaine dernière, pour débloquer une tranche de huit milliards d'euro qui a permis à la Grèce d'éviter une faillite immédiate, le gouvernement doit montrer sa volonté d'engager de sérieuses réformes: le nouveau plan d'austérité prévoit des hausses d'impôt, des réductions de salaires et des retraites, des licenciements et des modifications dans les accords salariaux. Le Premier ministre socialiste George Papandréou ne dispose que de quatre voix de majorité au Parlement. Mais il espère bien obtenir le soutien de l'opposition conservatrice.

Un court répit

Pourtant de nombreux Européens estiment que la nouvelle tranche d'aide qui sera versée en novembre n'apportera à la Grèce, qu'un court moment de répit. La descente aux enfers risque de se poursuivre, à moins sans doute d'annuler une partie de la dette. Ce qui met les banques européennes et notamment françaises en première ligne et augmente le risque d'une contagion à l'ensemble de la zone euro...

Auteur: Elisabeth Cadot (RTRD)
Edition: Philippe Pognan