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Cinq ans d'espoirs déçus en Libye

Le 20 octobre 2011, le colonel Mouammar Kadhafi était tué, après 42 ans au pouvoir. Cinq ans après, de nombreux groupes armés foisonnent dans le pays et l'instauration d'un état de droit fait toujours défaut.

Libyen Tripolis Platz der Märtyrer Stadtbild Symbolbild (Getty Images/AFP/M. Turkia)

La place des Martyrs de Tripoli

Depuis la mort du colonel Kadhafi en octobre 2011, le calme peine à s‘installer en Libye. Le pays a sombré dans le chaos et différentes factions armées se partagent le pouvoir. Mattia Toaldo est expert de la Lybie au Conseil européen des affaires étrangères:

"Il y a dans le pays des centaines de groupes armés différents avec cinq à six centres de commandement. Les plus importants sont ceux du gouvernement du général Haftar basés dans l'est de la Libye mais s'étendant vers l'ouest. Ensuite à Tripoli, il y a deux gouvernements, l'un est un gouvernement non reconnu, qui contrôle actuellement un seul bâtiment et l'autre, reconnu sur le plan international, est le gouvernement de Fayez el-Sarraj."

Bombardements de l'OTAN

Libyen David Cameron zu Besuch in Tripolis (Getty Images/AFP/S. Rousseau)

En septembre 2011, le Britannique David Cameron se rendait à Tripoli

En 2011, dans le contexte du printemps arabe, l'OTAN a mené des bombardements en Libye pour mettre fin aux répressions du colonel Kadahfi contre des manifestants qui réclamaient son départ. Mais après sa mort, les pays occidentaux ont échoué à mettre en place un état de droit, estime  Andreas Dittman, professeur de géographie humaine à l'Université de Giessen en Allemagne: 

"Une fois qu'on avait établi une zone d'exclusion aérienne qui a permis ensuite de protéger une grande partie de la population, on a croisé les bras. Et la reconstruction de la Libye qui nous incombait également ne s'est pas faite ou elle s'est faite mais c'était déjà trop tard."

Beaucoup de fausses idées

Pour Christian Much, ancien ambassadeur allemand en Libye, la population et l'étranger ont nourri des attentes démesurées après la mort de Kadhafi:

"Je crois que 2011 a suscité beaucoup de fausses idées quant à l'avenir de la Libye. Que ce soit de la part des Libyens mais aussi à notre niveau au sein de la communauté internationale. Nous avons eu trop confiance."

Cinq ans après Kadhafi, la Libye continue d'être aux prises de nombreuses milices. Une situation qui a notamment favorisé l'établissement de l'Etat Islamique dans certaines régions du pays. La communauté internationale, elle, souhaite une armée unifiée et davantage d'implication de la part de l'Union africaine.