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Vu d'Allemagne

Changement de cap pour le SPD?

Les deux partis de la grande coalition ont débuté une réflexion sur leurs fondements politiques respectifs. Tandis que la CDU a déjà mis une commission en place dans ce but, le SPD a ouvert le débat lors de son congrès hier à Berlin. Kurt Beck, le président désigné des sociaux démocrates, a appelé à « la force pour le renouveau », invoquant ainsi un retour à l’état Providence, notamment par le biais des impôts. Un repositionnement à gauche peu surprenant comme l’attestent les commentaires de la presse allemande.

Kurt Beck sent tout le poids des espoirs sociaux-démocrates sur ses épaules

Kurt Beck sent tout le poids des espoirs sociaux-démocrates sur ses épaules

Le désespoir du SPD était palpable à Berlin, avance la Süddeutsche Zeitung, et pas seulement à cause de son futur président qui visiblement avait du mal à assumer son rôle. « La force pour le renouveau » est le mot d’ordre, d’un parti de « l’érosion », selon le journal. Ute Vogt, la vaincue des élections au Bade Wurtemberg, a bien tenté de mettre de l’ambiance en qualifiant beaucoup d’invités d’« histoire vivante ». Les ministres Steinbrück et Steinmeier seraient des avenirs « vivants » si le parti toutefois leur en donnait la possibilité.

Pour la Frankfurter Rundschau, l’inévitable question d’état est de nouveau à l’ordre du jour : il s’agit concernant les finances et le rôle de l’appareil étatique de définir les limites du privatisable et de consolider une société à laquelle chacun participe. A ce sujet, le message de Kurt Beck semble à peu près clair, analyse le quotidien. « Priorité aux impôts par rapport aux charges et cotisations », ce pourrait être un slogan pour la prochaine campagne électorale. Et lors d’une telle échéance, se montre au plus tard la nécessité d’une politique basée sur une vraie ligne de conduite.

Kurt Beck a cependant éludé la question des erreurs commises par le passé et qu'il faudra éviter à l’avenir. Pourtant la réponse aurait rendu plus plausible l’appel à la « force pour le renouveau », regrette la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le SPD, après le parcours du combattant de ces dernières années est avide de certitudes toutes fraîches. Beck lui a servi du réchauffé mais peut néanmoins remplir sa tâche, si toutefois il parvient à cultiver l’expression sans ambages de la réalité et à aérer les esprits.

Beaucoup ont oublié, après sept ans sous Gerhard Schröder, que les électeurs de gauche ne sont ni les multinationales, ni les gros porteurs ou les consultants en gestion d’entreprise; non, ce sont des gens qui pour la plupart sont dépendants d’un État en mesure de fonctionner, rappelle la Tageszeitung de Berlin. C’est pourquoi il est légitime que le SPD détermine un nouveau programme - même si c’est le quatrième en six ans. Ce qui compte c’est la discussion! Et plus elle dure, mieux c’est, préconise le journal, car lorsque le texte est imprimé, il atterrit dans les tiroirs, loin des regards. Il y a un an, l’ancien chef des sociaux démocrates, Franz Müntefering, avec sa critique du capitalisme, avait plus marqué les esprits que Kurt Beck et sa défense de l’état providence. Et de conclure : Il est vrai qu’elle est fatigante, l’incessante opposition entre l’égalité de la répartition des richesses et celle des chances de les accumuler.

  • Date 25.04.2006
  • Auteur Yann Durand
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