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Vu d'Allemagne

Chamboule tout électoral

C’est à nouveau la politique intérieure qui est au cœur des commentaires des journaux de ce matin, sur fond de présentation officielle, cet après-midi, du programme des sociaux-démocrates, et, bien sûr, de campagne électorale.

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La Frankfurter Allgemeine Zeitung qualifie la nouvelle formation de gauche de « feu de paille ». Et le quotidien de Francfort repousse la comparaison reprise par divers analystes, entre l’alliance probable WASG/PDS et le parti des Verts au moment de sa création, en 1983. La différence, selon la FAZ, c’est qu’à l’époque, les Verts ont réussi à réunir deux courants que les deux grands partis traditionnels n’étaient jamais parvenus à atteindre : les anciens révoltés de 1968 et les couches sociales qui avaient la nostalgie des campagnes allemandes d’autrefois. D’après la FAZ, le nouveau courant, lui, ne peut vivre que par effet d’annonce, du mécontentement des électeurs SPD. Le feu de paille tiendra peut-être jusqu’aux élections, estime le journal, mais il ne s’agit pas d’un véritable parti.

Pour transformer de la chaleur humaine en un froid glacial, il suffit à Franz Müntefering, le chef du parti social-démocrate, de rentrer dans la salle de réunion de son groupe parlementaire, au Bundestag. C’est ce qu’écrit DIE WELT Le journal décrit les deux visages du chef du SPD : d’un côté celui qu’il appelle « le saint Franz des salles des fêtes », qui caresse la base militante dans le sens du poil, au nom de l’âme du parti, et de l’autre le calculateur qui ne se préoccupe que du pouvoir dans le pays. Lui qui ne souffre aucun dysfonctionnement au sein de la machine SPD ne tourne plus très rond, estime le quotidien qui rappelle les explications de Franz Müntefering vendredi dernier au Bundestag. Des explications selon lesquelles les députés de la coalition gouvernementale prouvaient leur soutien au chancelier en lui retirant leur confiance. Sans compter ses va-et-vient incessants entre « on maintient le cap » et « tout à gauche » de cette pré-campagne.

La Süddeutsche Zeitung publie une caricature qui montre le chancelier en train d’opérer une galipette arrière. Gerhard Schröder saute ainsi allègrement du dossier de réformes impopulaires de l’« Agenda 2010 » à une autre pile de dossiers intitulés « impôts sur les riches », « corrections des réformes Hartz IV » et « sécurité sociale ». Outre cette pique au revirement social du SPD pour cause de campagne électorale, la SZ s’en donne également à cœur joie du côté de l’opposition. Enfin, écrit le journal, l’Union chrétienne-démocrate fait des propositions concrètes. La CDU entend conserver l’idée d’une taxe écologique, augmenter la TVA, et réduire à la fois les charges sociales et l’impôt sur le revenu. Oui mais ces propositions sont-elles en accord avec l’honnêteté politique annoncée haut et fort par les conservateurs, s’interroge le quotidien ? Et le journal en doute : la Süddeustche estime en effet que la CDU veut multiplier miraculeusement les euros, en les dépensant chacun au moins deux ou trois fois : d’après les calculs du quotidien de Munich, rien que le montant de la réforme de la sécurité sociale prévue s’élèverait à des centaines de milliards d’euros.

  • Date 05.07.2005
  • Auteur Sandrine Blanchard
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