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Afro-presse (hebdomadaire)

Cette semaine, alors que jeudi dernier était la journée mondiale de l'enfance, les journaux allemands se sont intéressés aux enfants-soldats...

La Frankfurter Rundschau leur a même consacré une page entière cette semaine. A l'occasion de la publication d'une étude alarmante de l'association Terre des Hommes sur les enfants-soldats, le quotidien de Francfort rappelle à quel point il est difficile pour ces enfants d'espérer sortir de leur enfer. Quand ils essaient de s'enfuir, ils risquent la mort s'ils sont retrouvés. Mais même ceux qui arrivent en Europe, et notamment en Allemagne, n'ont pas la vie facile. La Frankfurter Rundschau écrit que ces enfants fuyards ne trouvent en Allemagne qu'une protection toute relative. Le bureau fédéral chargé des réfugiés politiques considère en effet les anciens enfants-soldats comme des déserteurs... et pas, justement, comme des réfugiés politiques. Un point de vue qui doit être révisé au plus vite, s'emporte le quotidien. Cette vision des enfants-soldats déserteurs est en effet en totale contradiction avec la politique officielle du gouvernement allemand, qui s'est efforcé ces dernières années de renforcer la protection et la défense des droits des enfants dans les zones de conflit armé. La Frankfurter Rundschau explique que le combat pour l'asile en Allemagne des anciens enfants-soldats est quasiment perdu d'avance, et ce, pour deux raisons. Tout d'abord parce que ni le fait d'avoir été recruté avant sa majorité, ni le fait d'avoir perdu ses parents ne sont des critères reconnus par la loi pour accorder l'asile. Ensuite, les traumatismes psychologiques et parfois physiques dont souffrent les anciens enfants-soldats compliquent encore leurs démarches. Surtout qu'ils ne bénéficient d'une aide institutionnelle qu'en dessous de 16 ans. Après, ils sont juridiquement considérés comme des adultes. Malgré ces contradictions d'un droit d'asile qui n'est pas du tout adapté à des enfants, il est le seul recours des anciens enfants-soldats pour espérer obtenir une protection de l'Etat allemand. Et le quotidien de conclure : seules une adaptation du Droit allemand à la situation de ces enfants et la reconnaissance de leur statut de réfugiés politiques pourront améliorer leur sort. Une évolution en laquelle le journal veut croire, en s'appuyant sur les évolutions de la législation sur la protection des enfants, au sein de l'Union européenne.

Quant à la Süddeutsche Zeitung , elle évoque aussi le sort d'enfants africains, et plus spécialement en Ouganda. Les petits garçons sont transformés en machines à tuer, les petites filles en esclaves sexuelles, écrit le quotidien munichois, dans un reportage à Gulu sur la milice qui sévit dans la région: l'Armée de Résistance du Seigneur, la LRA, qui aurait déjà arraché près de 20.000 enfants à leur famille ces dernières années.

Par ailleurs, la SZ se félicite du nouveau programme d'aide aux personnes infectées par le VIH. Ceci dit, le quotidien estime qu'il s'agit là d'une victoire un peu amère : ce programme arrive bien trop tard selon lui. Pendant trop longtemps, le gouvernement Mbaki, comme de nombreux autres gouvernements africains, s'est voilé la face, et cette attitude a conduit au plus grand désastre humanitaire qui soit dans les pays en développement. Le journal rappelle que la majeure partie des 42 millions de personnes malades du SIDA vit en Afrique. Le quotidien munichois conclut que, tant que les médicaments distribués ne font que soulager la douleur, sans toutefois être encore en mesure d'éradiquer le virus, c'est la prévention qu'il faut à tout prix encourager... ce qui implique aussi un changement radical de mentalité.

Autre thème dans la Frankfurter Rundschau : la lutte anti-corruption au Kenya. Le journal explique que les premières lois anti-corruption sont un premier pas, mais, même si de nombreux fonctionnaires ont été renvoyés après les élections, il rappelle que les « gros poissons » , c'est-à-dire les personnes les plus riches et les plus influentes du pays, sont toujours de hauts dignitaires de l'ère Moi. Mais le gouvernement Kibaki avait prévenu qu'il ne voulait pas se lancer dans une « chasse aux sorcières ». Quant à la tageszeitung de Berlin, elle salue l'entrée ce week-end du CNDD-FDD burundais au gouvernement. Et le journal espère que cette nouvelle coopération entre les forces en lice depuis 1993 mettra enfin un terme définitif à la guerre civile qui a fait en tout plus de 300 000 morts au Burundi.

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