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Interview de la semaine

"C'est une gageure d'organiser des élections en RCA"

Alors que les Centrafricains sont appelés à se rendre aux urnes dimanche 27 décembre, nous recevons le professeur Anicet Clément Guiyama Massogo, ministre et porte-parole de la présidence de la République centrafricaine.

Écouter l'audio 05:57

"Il y a encore beaucoup d'obstacles à franchir pour que nous puissions aller à des élections réussies"

Dans cette interview exclusive, Anicet Clément Guiyama Massogo évoque les questions liées au processus électoral en cours en RCA, la situation des droits de l’homme et la réconciliation encore fragile dans ce pays. Anicet Clément Guiyama Massogo est interrogé à Bangui par notre correspondant Jeff Murphy Barès.

Anicet Clément Guiyama Massogo reconnaît les difficultés qu'il y a à organiser des élections en RCA

Anicet Clément Guiyama Massogo reconnaît les difficultés qu'il y a à organiser des élections en RCA

Mi-décembre, près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes pour approuver une nouvelle Constitution, une étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre qui sont censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.

Le projet soumis à référendum prévoit notamment la proclamation d'une 6e République, une limite du mandat présidentiel à deux exercices, la formation d'une Haute cour de justice et des dispositifs de lutte contre la corruption et de mise à l'écart des bandes armées. Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.

Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les dirigeants sont exclus de la course à la présidentielle. En raison de ces violences, le scrutin a été prolongé d'un jour dans certaines zones, notamment dans le quartier musulman PK5 de Bangui où des inconnus avaient attaqué à l'arme lourde des électeurs s'apprêtant à voter, faisant cinq morts et une vingtaine de blessés.

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