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Afrique

Centrafrique : les soldats tchadiens sur la sellette

La Centrafrique reste plongée dans la violence en dépit de la présence des forces internationales. Ce week-end, plusieurs personnes ont été tuées dans un incident entre soldats tchadiens et milices anti-balaka.

A l'origine de ce nouvel incident, une embuscade que les milices anti-balaka auraient tendue à des soldats tchadiens qui rentraient d'une mission dans le nord du pays. Pris pour cible, les militaires tchadiens, lourdement armés auraient donc riposté notamment à l'aide de mitrailleuses lourdes. Voici la version du commandant de la Misca, le général Martin Tumenta Chomu : « Il s'agit d'un contingent de la Misca qui s'était rendu dans le nord du pays et qui y avait saisi des armes auprès des hommes de la Seleka. Les anti-balaka ayant appris cela, ont donc tendu une embuscade à nos hommes, au PK 12. Nos véhicules ont été criblés de balles et nous avons donc riposté »

Sur le bilan de ces affrontements, les chiffres divergent. La Misca parle de trois soldats tchadiens grièvement blessés et de cinq ou six miliciens tués alors que certaines sources avancent le chiffre d'une vingtaine de morts notamment plusieurs civils.

Zentralafrikanische Republik Unruhen

La présence militaire internationale n'a pas suffi à arrêter la violence

L'armée tchadienne n'est pas la bienvenue

Ce nouvel incident met en tout cas en évidence le ressentiment anti-tchadien au sein d'une bonne partie de la population centrafricaine. Les soldats de Ndjamena sont en effet accusés d'être de connivence avec les anciens rebelles de la Seleka et d'avoir pris partie pour la communauté musulmane. Faut-il alors envisager le retrait de ces soldats tchadiens ? Non, répond le général Martin Tumenta Chomu commandant de la MISCA, la force africaine en Centrafrique. Pour lui, « aucun soldat de la Misca ne pose problème à la Misca et tous accomplissent leur mission avec éfficacité. Nous n'envisageons donc le retrait d'aucun contingent.»

Dans les quartiers nord où les tueries ont eu lieu, l'activité était au point mort ce lundi, et les habitants restaient terrés chez eux de peur de voir éclater de nouveaux incidents. Magasins, boutiques, petits commerces et marchés étaient fermés. Taxis et taxis-bus ne circulaient pas.

Selon la Croix rouge centrafricaine, ce sont environ 1 400 personnes qui ont trouvé la mort et 960 autres blessées dans les violences qui secouent Bangui depuis le 5 décembre 2013, date du lancement de l'opération « Sangaris» et du début de l'offensive des milices d'autodéfense anti-Balaka contre les ex-rebelles de la coalition Séléka. Trois hauts dignitaires religieux centrafricains sont venus en Allemagne pour appeler les autorités allemandes à soutenir davantage leur pays et expliquer que le conflit qui sévit en RCA n'est pas un conflit religieux.

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