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Sport

CAN 2017 : compétition sous haute tension

Plus de quatre mois après la réélection controversée d’Ali Bongo, c’est un Gabon en pleine crise politique et économique qui s’apprête à accueillir la CAN, la compétition sportive la plus prestigieuse du continent.

Gabun Stade d'Oyem Eröffnung Präsident Ondimba (Getty Images/AFP/S. Jordan)

Le président Ali Bongo inaugure le stade d'Oyem

Le peuple gabonais, marqué à vif par les affrontements du mois de septembre qui ont fait des dizaines de morts, ne semble pas prêt à faire la fête. De nombreux appels au boycott ont été lancés ces derniers mois par les militants de la société civile gabonaise. Ces derniers, « ne veulent de CAN tant que la vérité des urnes ne sera pas restaurée ». Aux tensions politiques s'ajoutent des problèmes économiques. Beaucoup d'opposants dénoncent les dépenses exorbitantes effectuées par le gouvernement pour organiser la compétition.  "Les 463 milliards de francs CFA aloués à l'organisation de la CAN 2017 dépassent les budgets cumulés de l'éducation nationale, de la santé, de la construction et du logement qui, eux, s'établissent à 441 milliards de francs CFA en 2016. En terme d'affectations budgétaires, la CAN apparaît comme étant plus importante que les programmes sociaux présentés comme prioritaires il n'y a pas si longtemps que ça", déplore Nicolas Nguema, blogueur gabonais.

Des milliers de places encore disponibles

Gabun Maskottchen Samba (Getty Images/AFP/S. Jordan)

Samba, mascotte de la CAN 2017

Mis en vente mi-décembre, les billets peinent à trouver preneurs et ce malgré des tarifs jugés attractifs. Les billets les moins chers sont disponibles dès 500 francs CFA. À Franceville et Oyem, les stades risquent de sonner particulièrement creux. Dans ces deux villes où les manifestations contre la CAN se sont succédé ces dernières semaines, les habitants ne voient pas d'un bon œil la compétition qu'ils jugent trop éloignée de leurs préoccupations quotidiennes. "Moi ça ne m'intéresse pas car je regarde d'abord mes conditions de vie. Je ne regarde pas ce que font les Panthères du Gabon parce que moi je vis mal alors que les joueurs gabonais vivent bien. Ils sont logés, ils sont nourris et ils sont payés tous les mois", s'insurge une habitante d'Oyem.

Ali Bongo calme le jeu

Le président gabonais a demandé l'arrêt des manifestations. Lors d'un discours prononcé pour l'inauguration du stade d'Oyem, il a demandé à ses concitoyens de faire preuve d'hospitalité et d'embrasser la compétition. "Au moment où notre pays s'apprête à accueillir l'Afrique, à travers l'organisation de la CAN, je voudrais rappeler que cet honneur nous impose le devoir d'accueillir nos hôtes en manifestant notre traditionnelle hospitalité pour que ces moments soient des occasions de joie, de cohésion et de bonheur partagé", a déclaré Ali Bongo mercredi.

Aubameyang à la rescousse

Afrika Cup 2015 Burkina Faso vs Gabun Aubameyang (Getty Images/AFP/C. de Souza)

Pierre-Emerick Aubameyang, capitaine des Panthères

D'ici quelques jours, l'aspect sportif aura sans doute pris le dessus sur les tensions politiques. D'autant qu'une des stars de la compétition est un Gabonais : Pierre- Emerick Aubameyang. L'attaquant du Borussia Dortmund, élu meilleur joueur africain en 2015, fera tout pour donner la victoire aux Panthères. Les Panthères qui entament dès demain la compétition face à la Guinée-Bissau, à 16h en temps universel.

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