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International

Campagne américaine : le financement étranger

La campagne US aura été longue et onéreuse. Pour financer la sienne, Barack Obama seul a collecté plus d'un demi-milliard de dollars. Les étrangers, eux, n'ont pas le droit de faire de dons, mais il existe une exception.

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La loi est sans équivoque. Les dons directs ou indirects provenant des étrangers sont interdits pour les élections au niveau national, régional ou local. Celui qui enfreint la règle risque une amende et même la prison. Voici ce que stipule la réglementation de la Federal Election Campaign Act. Et l'on pourrait penser qu'ici, tout est dit.


Mais non. Car aux Etats-Unis : pas de loi sans exception. Ce qui est interdit aux citoyens étrangers qui ne possèdent pas de permis de séjour est autorisé aux entreprises étrangères. La condition préalable est d'avoir une filiale américaine, qui créé ensuite un "Comité d'action politique" chargé de la collecte. Ce comité peut alors verser l'argent aux candidats.


C'est exactement ce que font de nombreuses entreprises internationales pour la campagne présidentielle actuelle. Le Centre pour une Politique Responsable (Centers for Responsive Politics) est une organisation indépendante qui fait état de toutes les activités financières sur sa page internet Opensecrets.org. Selon elle, environ 11,4 millions de dollars ont afflué jusqu'ici en provenance de ces comités créés par des filiales. Un soutien financier pratiquement équivalent pour les Démocrates et les Républicains.


La part du lion provient d'entreprises dont le siège se situe en Europe : en tout 10,3 millions de dollars. Viennent ensuite les entreprises canadadiennes et mexicaines, puis les asiatiques. Parmi les groupes européens, c'est la Grande-Bretagne qui arrive en tête, suivie de la Suisse puis de l'Allemagne avec 1,4 millions de dollars. Les plus gros donateurs individuels sont les filiales du cabinet d'audit KPMG établi aux Pays-Bas et de la banque suisse UBS.


Côté allemand, c'est T-Mobile, la succursale de Deutsche Telekom, qui se montre la plus généreuse avec 347.000 dollars. En tout 17 entreprises allemandes ont participé financièrement à la campagne américaine, parmi lesquelles beaucoup cotées en bourse, comme Siemens, Bayer ou bien la Deutsche Post. Comme à l'habitude les dons allemands se répartissent à peu près équitablement entre les deux camps. Car c'est ainsi que l'objectif commun des donateurs est le mieux atteint : accès et influence sur les futurs décideurs politiques, peu importe le parti.

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