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Campagne électorale sous la menace

Au Pakistan, le pays s'apprête à renouveler son Parlement et ses assemblées provinciales. Mais le scrutin est perturbé par des attentats en série perpétrés par les talibans pakistanais.

L'armée est chargée d'assurer la sécurité dans le nord-ouest du pays

L'armée est chargée d'assurer la sécurité dans le nord-ouest du pays

Le 11 mai, 86 millions d'électeurs pakistanais sont appelés aux urnes et chaque parti promet de relancer l'économie, durement touchée par la crise et les pénuries d'énergie. Mais la violence risque de peser sur le taux de participation.

Les grands partis politiques ont annulé leurs meetings pour raisons de sécurité

Les grands partis politiques ont annulé leurs meetings pour raisons de sécurité

Bashir Bilour est l'un des principaux chefs de l'ANP, le premier parti politique du nord-ouest du Pakistan. A 73 ans, le vieil homme tente de mobiliser ses troupes pour le scrutin. Mais à peine une centaine de militants sont venus l'écouter dans sa résidence de Peshawar. Bashir Bilour ne peut plus organiser de meetings. Il y a deux semaines, il a failli mourir dans un attentat des talibans.

Depuis un mois, les combattants islamistes attaquent les partis de la coalition au pouvoir, en particulier l'ANP. Le gouvernement sortant a en effet appuyé les opérations militaires contre les talibans. Une politique que les insurgés veulent lui faire payer. Haroon Bilour, le neveu de Bashir Bilour, assiste au meeting. Il est lui aussi dans la ligne de mire des talibans :

« Avant un meeting, on n'informe que le chef de la section locale et seulement 30 minutes avant. Il essaye alors de rassembler autant de monde que possible. Quand j'assiste à un meeting, les militants forment un cercle autour de moi pour me protéger. Et j'ai aussi une escorte policière. Mais le vrai danger, ce sont les attentats-suicide. Il n'existe aucune technologie pour stopper un kamikaze. »


Les attentats perpétrés par les talibans contre les partis politiques se sont multipliés

Les attentats perpétrés par les talibans contre les partis politiques se sont multipliés

Les groupes d'opposition et les partis islamistes ne sont pas inquiétés par les talibans et font campagne librement. Pour le journaliste pakistanais Rahimullah Yusufzai, les insurgés veulent influencer le vote :

« Ils essayent de terroriser les candidats pour les forcer à se retirer ou pour les empêcher de faire campagne. Ils espèrent ainsi faire perdre l'élection aux partis sortants pour que les autres candidats, qui plaident pour des négociations de paix avec les talibans, prennent le pouvoir. Du coup, ils pensent que le prochain gouvernement sera d'accord pour discuter avec eux et acceptera leurs exigences. »

Les violences liées à la campagne électorale ont fait 70 morts en avril. L'ANP demande une trêve pour obtenir un peu de répit. Une demande que les talibans ont rejetée.