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Afrique

Cameron défend ses intérêts en Algérie

David Cameron ne sera resté que 24 heures en Algérie. La communication a été très discrète sur la teneur de ses entretiens avec son homologue et le président Bouteflika, deux semaines après le bain de sang à In Amenas.

La venue de David Cameron, première visite officielle d’un chef de gouvernement britannique depuis l’indépendance de 1962, suscite des interrogations. Les relations diplomatiques entre Alger et Londres ne semblaient pas très étroites, certes – le dernier déplacement officiel du président Bouteflika en Grande-Bretagne remonte à 2006, mais somme toute apaisées. Jusqu’à In Amenas.

Pendant la prise d'otages

Pendant la prise d'otages

Un assaut critiqué

David Cameron a été parmi les premiers à réagir à l’assaut donné par l’armée algérienne sur le site minier en vue de libérer les otages. Et son ton a surpris, quand il a regretté vertement que ses services n’aient pas été informés avant de l’assaut par les autorités algériennes. La visite du Premier ministre britannique à Alger est donc présentée comme une tentative de renouer les liens distendus depuis In Amenas.

Partenariat renforcé

Un accord a été signé, de partenariat en matière de sécurité, notamment pour assurer celle des entreprises britanniques installées en Algérie. Et David Cameron a sans doute demandé au chef de l’Etat algérien l’autorisation pour les services de renseignement britanniques du M16 de participer activement à la traque de Mokhtar Belmokhtar, soupçonné d’avoir commandité la prise d’otages d’In Amenas

« La Liberté » sceptique sur BP

Le quotidien algérois « La Liberté » estime que la visite de David Cameron a au moins un autre objectif que d’éviter au Mali et au Sahel de se commuer en « nouvel Afghanistan ».

Tout d’abord, courant janvier, le journal algérien relevait que la compagnie pétrolière britannique BP avait signé un contrat avec une entreprise privée pour assurer la protection de ses sites gaziers et pétroliers en Algérie.

Soldat algérien près du site gazier d'In Amenas

Soldat algérien près du site gazier d'In Amenas

Or, toujours selon « La Liberté », cette même entreprise algérienne aurait des liens avec la famille d’Abou Zeïd, considéré comme un « émir » d’Aqmi. D’où la nécessité d’arrondir maintenant les angles. Londres n'a pas réagi publiquement à cette information, mais le président directeur général de BP, lui, n’est pas du voyage à Alger cette fois-ci – officiellement pour cause d’un déplacement aux Etats-Unis.

Communication interne

Par ailleurs, la visite éclair de David Cameron en Algérie permet d’afficher à peu de frais, en direction de ses concitoyens, sa détermination à lutter contre le terrorisme, ce qui est souvent bénéfique pour une cote de popularité.

David Cameron doit quitter l'Algérie ce jeudi pour se rendre au Liberia où il co-présidera une conférence sur le développement international organisée par l'Onu.

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