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Afrique

Burundi: le projet de révision de la constitution adopté par les ministres

Cette réforme, adoptée en conseil des ministres extraordinaire, devrait notamment permettre au président Pierre Nkurunziza de briguer deux autres mandats à la tête du pays. Et déjà, elle suscite des mecontentements.

Écouter l'audio 01:57

"Nkurunziza est en train d'ouvrir le feu contre lui et contre la population burundaise" (Armel Niyongere)

Le projet de réforme de la constitution ravive les tensions à l'origine de la crise déclenchée en 2015 par la candidature du président Nkurunziza à un nouveau mandat. Le texte adopté en conseil des ministres doit encore être validé par les deux chambres du Parlement, mais déjà il fait craindre à certains une remise en cause des principes de l'accord de paix d'Arusha signé en 2000.

Pancrace Cimpaye, porte-parole de la plateforme de l'opposition burundaise, parle même d'enterrement de la démocratie. Selon lui, "ce texte vient d'enterrer definitivement  les pourparlers d'Arusha, donc toute les perspectives d'une solution négociée qui avait été initiée par les pays de l'East African Community  viennent d'être definitivement enterrées". Il ajoute que "le président Pierre Nkurunziza vient de facto de s'auto-proclamer président à vie du Burundi. Son parti sera desormais le parti-état , c'est-à-dire que tous les vertus de la démocratie viennent d'être enterrées aujourd'hui."

La communauté internationale doit être attentive à ce qui peut se passer au Burundi

East African Community Gipfel Tansania Arusha (picture-alliance/dpa/Xinhua)

La communauté est-africaine réunie en sommet à Arusha

Les efforts de dialogue pour le règlement de la crise seront anéantis, estime Armel Niyongere. Il est l'avocat des victimes des crimes commis au Burundi et il alerte les organisations internationales.

D'après lui, "Nkurunziza est en train d'ouvrir le feu contre lui et contre la population burundaise. Donc nous demandons à la communauté internationale, à l'Union Africaine, à la communauté est-africaine d'être attentives par rapport à ce qui peut arriver au Burundi. On était dans le dialogue inter-burundais pour résoudre la crise mais en amendant la constitution le processus au dialogue, de négociation sera mis en cause, sera annulé parce qu'il n'y aura pas un débat sur un troisième mandat de Nkurunziza alors que la constitution a été changée". 

Nous avons tenté en vain de joindre des représentants du pouvoir. Un référendum est prévu à la mi-février 2018. D'ici là, la crise politique pourrait de nouveau s'accentuer au Burundi.

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