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Afrique

Burundi: consternation sur la présence de certains membres du CNARED à Arusha

A Arusha, en Tanzanie, le dialogue de sortie de crise du Burundi a repris avec la présence de certains membres de partis du CNARED, la principale coalition d'opposition. Cela ne fait pas plaisir à tout le monde.

Organisé par l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, nommé médiateur par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est, ce dialogue va se poursuivre dans les prochains jours, le but étant de comprendre le noeud de la crise pour mettre ensuite sur pied le calendrier des prochains rendez-vous et les points à discuter. Certains voient ce dialogue comme une solution viable, comme par exemple Donald Deya, le président de l'Union panafricaine des avocats:

"Je pense qu'il y a de l'espoir, que la paix peut être envisageable grâce à ce dialogue. Si ce n'est pas le cas, le conflit va tourner à l'escalade. C'est pourquoi j'encourage toutes les parties au Burundi – en particulier celles en première ligne – de participer à ces discussions. Par ailleurs, j'aimerais que les pays de la communauté d'Afrique de l'Est, mais aussi de l'Afrique toute entière, fassent en sorte que ces discussions vont amener la paix au Burundi. J'insiste sur le fait qu'on a ici besoin d'action, et pas d'excuses."

Ce dialogue de sortie de crise avait débuté samedi en l'absence du CNARED, la principale coalition d'opposition, qui estime ne pas avoir été invitée à participer. Or, certains membres du CNARED se trouvent à Arusha, comme par exemple Leonard Nyangoma, ancien président du CNARED et président du parti d'opposition CNDD, qui justifie sa présence en Tanzanie:

"Vous savez, pour négocier, il faut un minimum de confiance. Si on ne l'a pas, on ne peut pas aller de l'avant. J'espère de leur côté, ils ont confiance en moi. Nous sommes au début des pourparlers, et si je n'avais pas confiance, je ne serais pas venu."

D'autres personnalités du CNARED sont également présentes à Arusha, comme par exemple Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana, du parti UPRONA. Le parti d'opposition qui se dit consterné de la présence de ses deux membres et qui estime dans un communiqué que les deux hommes "ne représentent nullement l'UPRONA au sein de la mascarade en cours à Arusha; ils sont là à titre personnel et ne peuvent en aucun cas engager le parti UPRONA".

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