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Vu d'Allemagne

Bugs de communication à l'arrivée des migrants

Jörg Radek, chef de la police allemande, fait le point sur les difficultés que posent l'arrivée massive de réfugiés dans le pays. Avec Christoph Hasselbach et Juliette Gramaglia.

Écouter l'audio 01:48

"Il n'existe pas de centrale qui recoupe" les informations sur les migrants (Jörg Radek, chef de la police)

Le jeune homme abattu la semaine dernière à Paris alors qu'il essayait de pénétrer dans un commissariat de la capitale française s'était enregistré plusieurs fois en Europe comme demandeur d'asile. Dernièrement, il vivait dans un centre d'accueil en Allemagne. Il avait aussi un "passé criminel", selon le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière. Comment a-t-il pu passer entre les mailles du filet ?

En Allemagne, le travail d'enregistrement des migrants passe par plusieurs institutions : la police fédérale aux frontières, les polices locales et les services administratifs pour les étrangers entrés dans le pays. Une séparation des tâches qui ne peut fonctionner qu'avec une solide communication. Ce qui n'est, actuellement, pas le cas, note Jörg Radek : "Cet échange de données n’a pas lieu, et là, on touche à un problème fondamental en Allemagne. Nous avons des situations de séjours illégaux et des situations d’arrivées illégales. Ces dernières sont clairement de la compétence de la police fédérale aux frontières. En revanche, les séjours illégaux sont l'affaire des polices des régions. Mais il n’existe pas de centrale qui recoupe les deux."

Sans compter que les autorités sont débordées par l'afflux de réfugiés, qui soit évitent les contrôles aux frontières, soit disparaissent une fois entrés dans le pays pour se faire enregistrer dans la ville de leur choix. Selon des données du syndicat de la police, seuls 10 à 20 % des milliers de migrants arrivant chaque jour sont enregistrés à la frontière. Et il difficile de connaître le passé des arrivants. Le manque de coopération dépasse les frontières de l'Allemagne : "C’est vrai que nous n’avions pas d’informations concernant la criminalité lourde ou le terrorisme", explique Jörg Radek. "Mais il y a aussi le fait qu’il n’existe pas d’échange au niveau européen sur la migration illégale, sur les enregistrements. Il n’y a aucun recoupement qui est fait pour le moment. On s’efforce au niveau européen de créer un registre central. Je pense que c’est absolument indispensable."

L'assaillant de Paris s'était par exemple déjà enregistré en Roumanie en 2011, avant d'être expulsé - une information qui n'a apparemment pas été relayée.

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