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Vu d'Allemagne

Bruxelles s'en prend au bonus des banquiers

Les dirigeants européens ont conclu jeudi un accord pour limiter les bonus accordés aux banquiers. Les quotidiens accueillent cette décision avec plus ou moins d'enthousiasme. Il est aussi question la situation en Syrie.

La Süddeutsche Zeitung fait partie des journaux qui se réjouissent de la décision européenne. Les primes versées aux banquiers représentent pour le commun des mortels le symbole même de la voracité qui a précédé la crise financière. Elles choquent d'autant plus qu'elles ont continué à être distribuées après cette crise. Pour le quotidien munichois, le système des bonus poussent les banquiers à conclure des affaires risquées, dont les gains rapides se transforment en gigantesques pertes. Pour les banquiers c'est évidemment tout bénéfice. Mais que dire du contribuable qui doit lui mettre la main à la poche pour venir en aide aux établissements financiers ?

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, au contraire l'Union europénne se tire une balle dans le pied. Si la loi passe, que vont faire les banquiers ? Ils iront faire des affaires juteuses ailleurs dans le monde, entre New York et Singapour. Ou alors c'est leur salaire de base qui augmentera. Cela ne veut pas dire que le système ne doit pas être réformé, estime le quotidien. C'est même dans l'intérêt des actionnaires qu'il le soit, car ce sont eux qui au final paient les pots cassés. Certains semblent l'avoir oublié à Bruxelles. Evidemment, la situation est différente quand c'est l'Etat lui-même qui doit voler au secours d'une institution financière.

die Tageszeitung considère elle que c'est une première victoire mais que les députés européens vont devoir aller plus loin. La limitation des primes n'empêchera pas des minables déguisés en pingouin de s'en mettre plein les poches, écrit le journal. Il faut aussi que les salaires soient rendus publics et que les indemnités soient limitées. Espérons que la décision prise jeudi ne soit qu'un début.

Die Welt enfin lance un appel pour que le monde n'oublie pas la Syrie même si elle disparait peu à peu des bulletins d'information. Car la guerre continue et, ni le pouvoir, ni les opposants ne semblent prêts à faire la moindre concession. Si jamais le pays venait à sombrer, il continuerait à faire les frais d'une autre lutte : celle que se livre l'Arabie Saoudite et l'Iran pour obtenir l'hégémonie sur la région.

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