Bruxelles déçu par l′industrie agroalimentaire | Europe | DW | 13.01.2011
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Europe

Bruxelles déçu par l'industrie agroalimentaire

Tirant les conclusions de la crise de la dioxine en Allemagne, la Commission pourrait proposer un texte visant à durcir les contrôles. Les discussions avec la filière agroalimentaire européenne sont jugées décevantes.

Le Commissaire à la Santé et la politique des consommateurs, le Maltais John Dalli

Le Commissaire à la Santé et la politique des consommateurs, le Maltais John Dalli

« Quatre fois en dix ans c’est peut-être suffisant », explique Frédéric Vincent, le porte-parole du Commissaire à la Santé, le Maltais John Dali. En effet, avec l’Allemagne touchée par une crise alimentaire, l’Europe connaît sa quatrième contamination à la dioxine en une décennie : l’Allemagne en 2003 et 2011, la Belgique en 2006 et l’Irlande en 2008. « Il faut renforcer les contrôles de la chaine de production des aliments pour animaux », ajoute Frédéric Vincent.

La Commission européenne n’exclut donc pas de proposer une législation plus sévère en matière de contrôle. Ses services ont rencontré cette semaine les représentants de l’industrie agroalimentaire européenne mais Frédéric Vincent a jugé cette rencontre « décevante ».

Le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, souhaite augmenter les crédits du Fonds de stabilité financière

Le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, souhaite augmenter les crédits du Fonds de stabilité financière

Le coup de Barroso

La crise de la monnaie unique européenne se poursuit comme prévu en ce début d’année. Petit résumé des derniers épisodes : pour faire face à la spéculation et aux attaques contre les états les plus faibles de la zone euro, les états européens, après avoir volé au secours de la Grèce, se sont mis d’accord l’automne dernier sur la mise en place d’un parapluie financier de 750 milliards d’euros. L’Irlande a été le premier pays à souscrire au Fonds de sécurité et le Portugal devrait être probablement le prochain. L’avantage de se placer sous la protection de ce parapluie financier est que le Portugal pourrait emprunter sur les marchés financiers à des taux moins élevés que les 5 à 6% qu’il paye en ce moment.

Mais la discussion sur l’avenir du Fonds européen de stabilité financière n’est pas terminée. La Commission européenne juge que ce fonds de garantie n’est pas suffisant et qu’il faudrait l’augmenter car d’autres pays pourraient réclamer son aide – comme l’Espagne ou la Belgique. « Pour ce qui concerne le Fonds de stabilité financière, nous considérons que sa capacité financière doit être renforcée et le champ de son intervention élargi », a déclaré mercredi Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Une déclaration qui a fait grincer des dents à Berlin et Paris puisque les deux capitales sont opposées à tout élargissement de ce Fonds de stabilité. Pour faire avancer cette idée qu’il considère essentielle pour apaiser les marchés, José Manuel Barroso a donc tenté un coup, lequel pourrait se transformer en camouflet politique.

En visite à Chypre, ici avec le président Dimitris Christofias, Angela Merkel a exprimé sa solidarité avec l'île divisée

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Terres de Chypres

Depuis 1974 et l'invasion turque, l'île de Chypre, un million d'habitants, est divisée en deux. Aujourd'hui, le gouvernement chypriote contrôle la partie sud, et le Nord est administré par une république turque non reconnue par la communauté internationale.

Les négociations directes en vue d'une réunification ont repris en 2008 et se sont intensifiées ces derniers mois. Mais aujourd'hui, ces discussions sont bloquées par le chapitre compliqué concernant les propriétés.

Les explications dans un reportage à Chypre de notre correspondant Michel Picard.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Michel Picard