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International

Brutale répression en Syrie

Les manifestations de vendredi ont été réprimées dans le sang. Samedi, c’est lors des funérailles de manifestants que la police a tiré sur la foule. La communauté internationale a condamné l’usage de la violence.

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De nombreux manifestants ont été enterrés samedi

Syrien Präsident Bashar Assad hält eine Rede vor seinem Kabinett in Damaskus

Le président Bachar al-Assad a succédé en 2000 à son père Hafez al-Assad

L'annonce par le président Bachar el-Assad de la levée de l'état d'urgence – en vigueur depuis 48 ans dans le pays – n'a visiblement pas suffi à apaiser le mouvement de contestation. Après la grande prière du vendredi, la population est descendue en masse dans les rues de la capitale, Damas, et celles d'autres villes du pays. Plus de 100.000 personnes ont participé aux manifestations, qui se sont terminées dans un bain de sang. Selon l'opposition et les organisations de défense des droits de l'Homme, plus de cent personnes ont trouvé la mort. Et samedi, lors des funérailles des manifestants abattus, la police a ouvert le feu sur la foule selon des témoins, faisant au moins 14 morts à travers le pays.

Condamnation unanime de la communauté internationale

Syrien Banias Proteste

La population syrienne réclame plus de démocratie

Le gouvernement allemand a condamné « avec la plus grande sévérité » les violences « contre des manifestants pacifiques en Syrie ». Le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a déclaré que ces violences devaient cesser immédiatement. Le président américain, Barack Obama, a quant à lui estimé que l'usage de la force contre la population démontrait que l'annonce par le régime de la levée de l'état d'urgence n'était pas sérieuse. De son côté, le secrétaire-général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a de nouveau exigé une « enquête indépendante, transparente et efficace sur les raisons des tueries » dans le pays. L'Union européenne a qualifié les violences en Syrie d'« intolérables ». « J'appelle le gouvernement syrien à mener des réformes politiques profondes, à commencer par le respect des droits les plus élémentaires, les libertés fondamentales et l'Etat de droit », a déclaré le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

Razzias nocturnes

Dans la nuit de samedi à dimanche, la police secrète a procédé à des perquisitions et à des arrestations d'opposants dans la capitale et ses environs. Fait nouveau dans le pays : deux députés ont démissionné samedi en signe de protestation face à la répression des manifestations. Il s'agit de deux élus de la région de Deraa, dans le sud du pays, où a commencé le mouvement de contestation. Les manifestants réclament plus de libertés politiques, la fin de la corruption et le départ du président Assad. Selon des militants pour les droits de l'Homme, les violences ont coûté la vie à plus de 350 personnes depuis la mi-mars.

Auteur : Aude Gensbittel
Edition : Sébastien Martineau

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