Brême veut rester en rouge | Vu d′Allemagne | DW | 23.05.2011
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Vu d'Allemagne

Brême veut rester en rouge

La presse allemande de ce lundi n'a d'yeux que pour Brême, où avait lieu dimanche un scrutin régional. Un scrutin qui a vu la victoire des deux grands partis d'opposition. Un revers de plus pour la chancelière Merkel.

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Les villes de Brême et Bremerhaven forment ensemble le plus petit Land allemand

C'est toujours ainsi, lorsque l'on vote à Brême, l'Allemand moyen se souvient que Brême est si petit, constate la Süddeutsche Zeitung. Mais ça n'empêche pas les Brêmois d'être fiers de leur région, comme les Bavarois le sont de la leur.

Karoline Linnert

Un très bon résultat pour les écologistes, menés par Karoline Linnert

Et le quotidien souligne un point intéressant : Brême est certes le plus petit des Länder, mais c'est un véritable biotope allemand. C'est ici que sont apparues encore et encore, en modèle réduit, des tendances politiques plus larges. C'est à Brême qu'a débuté la montée du parti écologiste Die Grünen. Une formation qui, pour la Süddeutsche Zeitung, représente bel et bien un parti de masse d'un nouveau genre.

Pour la t ageszeitung, on n'avait encore jamais vu des partis au pouvoir au niveau fédéral faire aussi mauvaise figure lors d'un scrutin régional. Seul un quart des électeurs a voté CDU (conservateus) ou FDP (libéraux). Selon le quotidien, le constat est clair : la CDU est en train de perdre le contact avec les populations urbaines. Et elle ne perd pas seulement des électeurs. Ce qui s'effrite c'est toute la tentative de modernisation menée par Angela Merkel.

Deutschland Spanische Proteste

Une campagne de boycott des grands partis espagnols avait été lancée sur internet

Les journaux s'intéressent également au mouvement de contestation en Espagne. Peu de commentaires toutefois, si ce n'est celui de la Neue Osnabrücker Zeitung, qui observe : « Mañana, mañana », cette expression, que l'on pourrait traduire par « A chaque jour suffit sa peine », décrivait plutôt bien jusqu'à présent un trait de caractère des Espagnols, que l'on associe avec bienveillance avec le flegme et l'art de vivre. Mais hier, finie la rigolade. Lors des élections régionales et communales, les déçus et les frustrés ont sanctionné le Parti socialiste ouvrier du Premier ministre Zapatero.

Pour le journal, cette gifle est destinée à l' establishment, tous ces représentants du "mañana", tenus responsables du laisser-aller, de la lourdeur et du copinage ambiants. Toutes ces choses qui ont contribué à ce que le pays tombe encore plus bas.

Auteur : Sébastien Martineau
Edition : Philippe Pognan

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