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Vu d'Allemagne

"Bouclier de l'Euphrate", une opération anti- IS ou anti-Kurdes?

Avec l'opération terrestre des forces armées turques en Syrie, lancée hier, Ankara répond d'abord à l'attentat attribué à l'EI qui a tué 54 civils à Gaziantep, dans le sud-est du pays, samedi dernier. Et après?

"Recep Tayyip Erdogan réagit enfin face à la menace que représente la milice de l'Etat Islamique aussi pour la Turquie. Ankara a justifié l'envoi de troupes turques en Syrie par sa volonté d'assécher ce „bourbier“, relève le quotidien régional Weser Kurier. Mais, estime l'éditorialiste, la Turquie elle même n'est pas étrangère à l'apparition de ce bourbier dans le pays voisin.

Türkei Offensive gegen IS in Syrien

Une dizaines de chars de combat turcs supplémentaires sont entrés en Syrie jeudi dans le cadre d'une opération militaire visant à chasser les combattants du groupe "Etat islamique" de la région de Djarablous et à empêcher les miliciens kurdes de progresser dans le nord du pays.

Trop longtemps, les dirigeants à Ankara ont laissé faire la milice terroriste islamiste, et l'ont même soutenue ! Si Erdogan veut maintenant combattre directement l'Etat Islamique dans la région frontalière, on ne peut que l'approuver. Mais, soupçonne l'éditorialiste, l‘objectif prioritaire de cette intervention militaire n'est pas de vaincre l'Etat Islamique, mais plutôt de stopper l‘avancée des Kurdes qui ont gagné de larges pans de territoire contre les islamistes en Syrie ".

"La guerre contre l'organisation de l‘“Etat Islamique „ n'est rien de plus qu'un prétexte, estime également la taz, die tageszeitung. Le moment choisi pour lancer l'opération militaire en Syrie n'est pas dicté par le tir de roquettes de la milice islamiste du côté turc de la frontière, mais bien plus par l'avancée de la milice kurde syrienne YPG (Unités de protection du peuple) qui est alliée au PKK, le parti des Travailleurs du Kurdistan, parti interdit et combattu par Ankara."

Syrien Krieg YPG kurdische Kämpfer der People's Protection Units

Le ministre turc de la Défense a confirmé que les rebelles syriens soutenus par la Turquie avaient pris le contrôle de la ville de Djarablous afin d'empêcher les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) de poursuivre leurs conquêtes territoriales le long de la frontière turque.



"L'offensive terrestre turque en Syrie rend la guerre civile encore un peu plus confuse et incompréhensible", relève la Frankfurter Rundschau et ajoute: "Ce qui est alarmant, c'est qu'un pays membre de l'OTAN intervienne massivement avec des troupes au sol dans ce conflit sanglant. Il faut espérer qu‘aucun incident incontrôlé ne se produise avec des unités américaines, qui se battent avec les Kurdes syriens de l'YPG contre l'Etat Islamique. La confusion qui règne dans le conflit syrien ne serait supportable que si l'intervention des forces turques faisait partie d'une stratégie avec l'objectif de pacifier la situation. Mais cela n'en a pas l'air, regrette le quotidien de Francfort…"

Autre thème : l' Ukraine

L'Ukraine vient de fêter le 25 ème anniversaire de son indépendance sur fond de regain de tension avec la Russie concernant la Crimée.

Ukraine Militärparade 25. Jahrestag Unabhängigkeit

Grande parade militaire à Kiev pour le 25è anniversaire de l'Indépendance de l'Ukraine

" A l'occasion de la fête de l'indépendance, le pouvoir ukrainien ne trouve rien de mieux que de faire défiler des chars dans sa capitale. Vue la situation qui règne dans l'est de l'Ukraine, cela est du plus mauvais goût ! " relève la taz, die tageszeitung.

"Presque chaque jour, des combats entre soldats de l'armée ukrainienne et séparatistes pro-russe y font plusieurs morts. Sans oublier les arrestations arbitraires, les disparitions inexpliquées et les actes de torture.

Petro Poroshenko Ukraine Präsident Kiew

Le président Petro Porochenko (à dr.) tarde à metre en oeuvre les nombreuses réformes démocratiques promises par son gouvernement

Mais quoi que l'on pense de cette démonstration de force militaire, qu'y avait-t-il donc à fêter ce 24 août 2016 ? s'interroge l'éditorialiste qui donne la réponse : pas grand-chose ! Aucune avancée dans les réformes démocratiques promises par les gouvernements qui ont suivi la chute du président Victor Ianoukovitch en 2014 ! Des structures d'un Etat de droit, une justice et des médias indépendants ? Nitchevo, néant ! "

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