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Sport

Bonjour Ahmad, bye bye Hayatou !

Le Malgache Ahmad a été élu président de la Confédération Africaine de Football. Après 29 ans de « règne » sur le foot africain, Issa Hayatou n'est pas parvenu à se faire réélire pour un 8ème mandat.

Écouter l'audio 04:29

Jean-Bruno Tagne : 'Issa Hayatou a tenté le mandat de trop'

Pas de « grand huit » pour le Camerounais Issa Hayatou. Les fédérations africaines de football membres de la CAF ont désigné Ahmad pour prendre sa suite à la présidence de la confédération, par une majorité de 34 voix sur un total de 54 fédérations.

Issa Hayatou, âgé de 70 ans, partait pourtant favori pour obtenir un nouveau mandat de quatre ans lors du vote à Addis Abeba. Il avait fait valoir son expérience et sa « sagesse inégalée ». Mais le président de la Fédération malgache, Ahmad, 57 ans, l'a donc emporté. Ahmad a déjoué les pronostics, peut-être aussi grâce au soutien couvert du patron de la Fédération internationale (Fifa). Gianni Infantino voulait un renouvèlement à la tête du football africain, sans doute désireux de finir de tourner la page Sepp Blatter, son prédécesseur à la Fifa emporté par les affaires, comme Michel Platini à l'UEFA.

Zürich FIFA Interims-Präsident Issa Hayatou (Getty Imgages/AFP/F. Coffrini)

Issa Hayatou aurait aimé rempiler à la présidence de la CAF

« Vieux crocodile du foot »

Controversé, Issa Hayatou est soupçonné d'avoir accepté de l'argent en échange de son soutien au Qatar pour l'obtention du Mondial 2022. Des accusations que le Camerounais a toujours rejetées. Il n'a d'ailleurs jamais été suspendu par la Fifa, dont il a été président par intérim au plus fort des scandales Blatter. En revanche, le CIO lui a adressé un blâme pour avoir perçu de l'argent d'une entreprise de marketing (ISL), qui devait assurer le marketing de la Fifa et qui a fait faillite en 2001.

Ahmad est un ancien joueur, entraîneur et ministre de la Pêche de Madagascar. Il a axé sa campagne contre le candidat sortant en jouant la carte de la « transparence » contre des « pratiques obsolètes » au sein de la CAF. Le Sunday Times a toutefois cité le nom d'Ahmad dans la fameuse affaire de corruption autour du Mondial 2022 attribué au Qatar. Il aurait touché, d'après le journal, 30 000 à 100 000 dollars pour donner sa voix au Qatar. Allégations qu'Ahmad dément vigoureusement.

(avec AFP)

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