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Vu d'Allemagne

BMW a-t-il acheté la politique allemande ?

La presse revient sur des dons de 690.000 euros faits au parti conservateur CDU par les principaux actionnaires du grand constructeur automobile BMW, la famille Quandt. Ces dons ont-ils influencé la chancelière ?

Dix jours avant les législatives, Angela Merkel a inauguré le salon de l'automobile de Francfort

Dix jours avant les législatives, Angela Merkel a inauguré le salon de l'automobile de Francfort

Le quotidien économique Handelsblatt rappelle qu'au premier semestre 2013, le parti chrétien-démocrate de la chancelière Angela Merkel a reçu en tout 600.000 euros de dons. À présent, alors que Berlin vient de bloquer le vote d'une nouvelle mesure européenne visant à réduire les rejets de CO2 des voitures, la CDU reçoit 690.000 euros d'un coup de la famille Quandt. La politique et l'industrie automobile sont certes liées en Allemagne, écrit le journal, mais les décisions qui donnent l'impression d'avoir été « achetées » sont un véritable poison pour la démocratie.

Johanna Quandt et ses enfants détiennent à eux trois 45% du capital de BMW

Johanna Quandt et ses enfants détiennent à eux trois 45% du capital de BMW

Le Mannheimer Morgen estime au contraire que les dons des actionnaires de BMW montrent le côté sombre du financement des partis, mais pas la corruptibilité de la politique. La vérité, c'est que l'industrie automobile est l'un des moteurs de l'économie du pays. Et la majorité des Allemands aiment les voitures puissantes.

Pour la Badische Zeitung, la chancelière pourrait très bien se débarrasser de son image de servante du lobby automobile en contribuant à l'adoption de normes européennes plus sévères et en montrant ainsi son indépendance. Pour la famille Quandt, l'argent aurait alors été bien mal investi, mais elle est suffisamment riche pour s'en remettre.

La Turquie sur la voie de la démocratie ?

Le mouvement pour la sauvegarde du parc Gezi s'est transformé en contestation antigouvernementale

Le mouvement pour la sauvegarde du parc Gezi s'est transformé en contestation antigouvernementale

Plusieurs éditorialistes s'intéressent aussi à la proposition de la Commission européenne de reprendre les négociations d'adhésion avec la Turquie. La Commission européenne estime que le mouvement de protestation autour du parc Gezi à Istanbul montre la progression de la démocratie, relève la Süddeutsche Zeitung. Le quotidien voit dans les éloges de Bruxelles une réprimande déguisée pour Ankara. Le message lancé au Premier ministre Erdogan, c'est que si l'Europe s'ouvre à nouveau à la Turquie, c'est surtout grâce aux centaines de milliers de manifestants qui ont fait entendre leur désir de liberté.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung note que le gouvernement Erdogan a promis des mesures de démocratisation, notamment en faveur de la minorité kurde. Toutefois celles-ci doivent encore être appliquées et bien d'autres sont nécessaires. Le journal rappelle par exemple que la loi anti-terrorisme est encore en vigueur, une loi à cause de laquelle des milliers de personnes sont actuellement en prison pour des raisons plus que douteuses.

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