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Vu d'Allemagne

"Blatter dégage!"

Joseph Blatter a surpris tout le monde en annonçant renoncer à son poste quelques jours seulement après sa nomination vendredi pour un cinquième mandat. Il restera toutefois en poste jusqu'en décembre.

"Blatter dégage!", tel est le gros titre en première page du quotidien à grand tirage BILD. Le journal applaudit la démission, enfin, du patron de la FIFA et pose déjà la question de sa succession. Evoquant Michel Platini, président de l'UEFA, considéré comme le favori potentiel à la succession de Blatter, BILD affiche clairement sa préférence pour le patron de la DFB, la Fédération allemande de Football, Wolfgang Niersbach. Il y consacre son éditorial avec ce titre sans équivoque: "Pitié, pas Platini!"

UEFA Wolfgang Niersbach und Michel Platini

Wolfgang Niersbach, chef de la DFB et Michel Platini, chef de l'UEFA

La plupart des autres journaux allemands saluent également la démission de Blatter.

Joseph Blatter

Sepp Blatter, 79 ans, a expliqué sa décision quatre jours après avoir été réélu pour un cinquième mandat:"Ce mandat n'avait pas le soutien de l'intégralité du monde du football".

"Sa démission a apparemment à voir avec les dernières révélations des enquêteurs américains dans le scandale de corruption de la FIFA, estime le quotidien Rheinische Post de Düsseldorf. "Blatter a dû reconnaître que les accusations touchent le coeur de la Fédération dont il détient la présidence depuis 17 ans. Il est plus que probable, estime le journal, que Blatter était informé de toutes les magouilles reprochées à la FIFA. Il est tout aussi probable qu'il y était lui-même impliqué. Sa démission est un aveu!", conclut le journal rhénan.

Autre thème: les nouveaux plans de réforme présentés par la Grèce

Alexis Tsipras, le Premier ministre grec a présenté ces plans de dernière minute en réaction à une réunion de crise initiée par la chancelière Angela Merkel à Berlin avec le président français François Hollande et les présidents de la Commission européenne, du FMI et de la BCE pour se consulter sur le dossier grec.

Le quotidien Die Welt écrit sur un ton ironique : "Nul besoin d'avoir fait un stage à Delphes pour oser cet oracle: bientôt nous allons assister à une nouvelle version d'un vieux spectacle: ultimes offres aux créanciers, listes de réformes envisageables, listes de réformes soit- disant déjà amorcées, versements de dernière minute. Le tout suivi de plaintes au sujet de promesses de réformes non-tenues, de nouvelles exigences et d' interviews de protagonistes du dossier qui se reprochent mutuellement de manière plus ou moins diplomatique de faire preuve d'entêtement, d'ignorance et d'aveuglement idéologique.

Symbolbild zum Treffen Tsipras - Juncker in Brüssel

Une des nombreuses rencontres entre le Premier ministre grec, Alexis Tsipras(à g.) et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

Un spectacle toujours répété depuis le début et qui continuera jusqu'au troisième, quatrième, cinquième ou énième programme d'aide, prédit Die Welt.


„Pour la Grèce, les dés vont bientôt tomber estime le Tagesspiegel : "Le fait qu‘Angela Merkel intervienne directement dans les négociations en est le signe. Cette réunion nocturne à la Chancellerie montre l'urgence du dossier et aussi que les créanciers ne veulent pas prendre le risque d'un 'Grexit' , une sortie de la Grèce de la zone euro.“

Euro Drachme Münze

Les Grecs vont ils bientôt avoir de nouveau des drachmes dans leur porte-monnaie?



La taz, die tageszeitung estime qu‘un "Grexit" est un risque incalculable aussi bien à courte qu'à longue échéance : "car après un chaos inévitable au début , les Grecs pourraient mieux se porter avec leur drachme qu'avec l'euro. Ils n'auraient plus à se soumettre à des „diktats“ d'austérité insensés. Des Grecs de bonne humeur avec leur propre monnaie risque fort d'animer d'autres pays en crise à envisager une sortie de la zone euro. La taz en conclut que Tsipras devrait donc pouvoir obtenir un compromis qui ne divise pas son parti et évite une faillite d'Etat ".

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